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Premier débat entre les candidats à la présidence de la Commission : mention bien

Revue de presse 16.05.2014

"C'est le début de quelque chose qui n'existait pas avant : l'opinion européenne" se réjouissait hier Jean-Claude Juncker, candidat des conservateurs [Le Figaro]. Retransmis depuis l'hémicycle du Parlement européen à Bruxelles sur les chaînes LCP-Public Sénat et i>Télé, le débat entre les cinq candidats à la tête de la Commission européenne a permis d'accroître la visibilité de la campagne pour les Européennes. Les quotidiens saluent la nouveauté de ce débat et reviennent sur les performances inégales des challengers et sur les thèmes abordés lors des échanges.

Débat présidence de la Commission 15 mai 2014

"C'était une première" se félicite Libération. Ska Keller (Europe Ecologie - Les Verts), Guy Verhofstadt (Alliance des Libéraux et Démocrates), Alexis Tsipras (Gauche unitaire européenne), Jean-Claude Juncker (Parti populaire européen) et Martin Schulz (Partis socialiste européen) se sont affrontés hier à 10 jours des élections européennes. Le correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, juge que l'exercice a été plutôt réussi : "en dépit du format contraignant imposé (trop de questions, des réponses limitées à une minute, l’interprétation), une véritable émotion est passée". Il juge également qu'une vraie conviction européenne était au rendez-vous alors que la sortie de l'euro ou le déclin de la construction européenne n'ont pas été évoqués. La journaliste du Figaro partage cet avis et parle d'un "vrai débat paneuropéen".

Toutefois, les nombreux sujets discutés n'ont pas réussi à mettre en lumière les lignes de fractures des partis comme l'explique Le Monde dans sa rubrique "Les décodeurs". Parmi les nombreux thèmes abordés lors du débat, l'austérité a été centrale analyse Le Figaro. Les positions les plus radicales ont émané du candidat grec Alexis Tsipras qui s'est déclaré contre la troïka et l'austérité : "Si nous voulons vraiment sortir de cette crise, nous devons investir dans le développement et la cohésion sociale" [Euronews]. Une position qui n'a pas manqué de faire réagir Jean-Claude Juncker, président de l'eurogroupe pendant huit ans : "j'accepte beaucoup de reproches mais je n'accepterai jamais que nous avons été insuffisamment solidaire de la Grèce".

S'il est difficile de désigner un "vainqueur" du débat, les commentaires sur Ska Keller sont unanimement élogieux, " qui a montré que la jeunesse avait faim d’Europe et qui a donné faim d’Europe" écrit Jean Quatremer. Alexis Tsipras a marqué le débat avec ses positions sur le thème de l'Ukraine et l'austérité, et Guy Verhofstadt a également réussi à se démarquer juge le journaliste Dominique Albertini [Libération].

Un consensus a été clairement énoncé quant à la désignation du futur président de la Commission européenne : les chefs d'Etat et de gouvernement n'ont pas d'autre choix que de proposer l'un d'entre eux à ce poste. "S'ils osaient désigner quelqu'un d'autre, lui ou elle n'obtiendrait pas une majorité au sein du Parlement européen" a averti Martin Schulz [Public Sénat].

Le futur dirigeant de l'exécutif européen devra notamment se pencher sur une réforme de l'institution indiquent Les Echos. Dans une interview accordée au quotidien, Thierry Chopin, directeur des études de la Fondation Robert Schuman, revient sur la nécessité d'évolution de la Commission et rappelle l'importance de sa mission : "une Union de 500 millions de citoyens ne peut se passer de leadership".

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