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Populisme et migrations : les Européens divisés / Brexit : Michel Barnier propose un partenariat au Royaume-Uni

Revue de presse 30.08.2018

Climat tendu, mercredi 29 août, entre les pays de l'Union européenne. Devant les ambassadeurs de France, Jean-Yves Le Drian a dénoncé le populisme de pays comme la Hongrie. Pour sa part, Rome a de nouveau critiqué le manque de solidarité européenne dans la gestion des migrations, défendant le principe d'une rotation des ports pour l'accueil des migrants. Apaisement en revanche concernant le Brexit, Michel Barnier ayant proposé un partenariat inédit au Royaume-Uni pour l'après-2019.

De gauche à droite : Jean-Yves Le Drian, Elisabetta Trenta et Michel Barnier

De gauche à droite : Jean-Yves Le Drian, Elisabetta Trenta et Michel Barnier - Crédits : Parti socialiste, Ministero Difesa, Piotr Drabik / Flickr

Face aux ambassadeurs, Jean-Yves Le Drian s’en prend aux populistes

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est exprimé ce mercredi 29 août devant les ambassadeurs de France, à l’occasion de leur conférence annuelle à Paris. "Il faut le dire clairement", rapporte Le Monde : "la France n’est ‘pas prête à payer’ pour des pays qui ne respectent pas les ‘principes fondamentaux’ de l’Union". Le journal du soir ajoute que "le patron du Quai d’Orsay" vise "notamment la Pologne et la Hongrie". Cette déclaration coïncide avec celle du président de la République Emmanuel Macron depuis le Danemark, prévenant le même jour "Matteo Salvini et Viktor Orban qu'il était leur ‘opposant principal’ sur le dossier des migrants", rappelle LCI.

Le chef de la diplomatie française a également dénoncé "une approche utilitariste de l’Union dans laquelle ils ne choisiraient que ce qui les intéresse et en premier lieu la redistribution d’argent" [Le Monde]. À cet égard, le ministre souhaite "qu’une position commune soit esquissée avec l’Allemagne avant le sommet de Salzbourg (Autriche), le 20 septembre", explique le journal.

L’Italie souhaite une rotation des ports pour l'accueil des migrants

 

Comme l'évoque LCI, l'opposition paraît donc grandissante entre les pays membres de l'Union. "Le torchon brûle entre l'UE et l'Italie, qui se reprochent mutuellement un manque de solidarité sur l'accueil des migrants", écrit le média.

"L'opération navale européenne Sophia, actuellement sous commandement italien", explique Le Figaro, "prévoit pour l'heure que tous les migrants secourus dans le cadre de cette mission soient débarqués dans un port italien". Cette opération "vise à secourir les migrants en difficulté sur la mer Méditerranée", ajoute le quotidien belge Le Soir.

Selon les indications de la ministre italienne des Affaires étrangères Elisabetta Trente, "l'Italie va défendre, lors d'une réunion informelle des ministres de la Défense de l'UE prévue jeudi [30 août], l'idée d'une rotation des ports européens d'accueil des migrants secourus" dans le cadre de cette mission, indique Le Figaro. La ministre a expliqué sur sa page Facebook que "l’objectif est de faire en sorte que l'Italie ne soit pas seule à prendre le problème en charge, mais aussi les autres États membres", continue le quotidien.

Cette initiative italienne "intervient quelques jours après que le vice-président du Conseil des ministres italien, Luigi Di Maio a confirmé son intention de réduire la contribution de l’Italie au budget de l’Union européenne", faute d'accord global sur les migrants, rappelle Le Soir.

Brexit : Michel Barnier propose un partenariat sans précédent

 

En parallèle de ces échanges diplomatiques à distance, les négociations relatives au Brexit ont également connu, mercredi 29 août, un nouveau rebondissement, cette fois-ci positif. Après un mois de menaces et de tensions, un vent de bonne volonté soufflerait désormais sur les discussions. Le négociateur en chef pour l'UE Michel Barnier a ainsi affirmé que "‘85 % du travail’ avait déjà été effectué avec les Britanniques", relate Le Point. "Je suis optimiste quant au fait qu'un accord est à notre portée", a-t-il ajouté, repris par La Croix. Selon M. Barnier, avec ses propositions le gouvernement britannique apporte "de l'ambition, du pragmatisme, de l'énergie".

Le négociateur de l'UE a également évoqué, "lors d'une rencontre [mercredi 29 août] à Berlin avec le ministre des Affaires étrangères allemand Heiko Maas", sa volonté de "proposer un partenariat comme jamais il n'y en a eu avec aucun pays tiers" [Le Point]. "Un tel partenariat serait appuyé sur quatre piliers", décline l’hebdomadaire : "le commerce, un accord de libre-échange ambitieux, des accords spécifiques dans des domaines d'intérêt commun comme l'aviation ou la sécurité intérieure, et la politique étrangère et la sécurité extérieure".