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Plan d'investissement Juncker : un deal encourageant ?

Revue de presse 27.11.2014

Jean-Claude Juncker a présenté devant le Parlement européen, hier, son plan destiné à mobiliser 315 milliards d’euros sur trois ans. Salué par certains, il est critiqué par d'autres en raison de la faible part des investissements publics réels.

Jean-Claude Juncker

"Berlin salue le plan Juncker, Paris exprime sa déception", titre Le Figaro. Pour France Info, la principale critique envers le plan d'investissement de Jean-Claude Juncker est que "c’est, finalement, très peu d’argent public". "Il faut reconnaître que vouloir relancer l'investissement et la croissance avec des caisses publiques vides demande de l'imagination", ajoute le site de la radio. En revanche, pour Le Soir, "c’est tout de même déjà beaucoup mieux que rien" et "les États doivent maintenant faire leur part du boulot".

Jean-Claude Juncker prévoit de créer un "Fonds européen pour l’investissement stratégique" qui sera doté de 21 milliards d’euros (16 garantis par le budget de l’Union européenne et 5 par les réserves de la Banque européenne d’investissement, BEI). Il devrait alors pouvoir prêter 63 milliards grâce à un effet de levier financier et déclencher cinq fois plus d’investissement privé, ce qui permet d’arriver au chiffre de 315 milliards [La Croix].

Les États sont incités à participer au fonds, mais La Tribune se demande si "les investissements publics [seront] décomptés du calcul du déficit par la Commission". Jean-Claude Juncker l'avait promis, mais "comme souvent, le président de la Commission s'est peut-être un peu avancé et c'est le Conseil européen qui décidera", estime le site de l'hebdomadaire.

Hier Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, était au micro de France Inter pour assurer "le service après-vente des annonces qui ont été faites par Jean-Claude Juncker". Le commissaire a précisé que "les sommes qui seront injectées dans le fonds seront déduites du calcul du déficit". Il explique qu'"il était nécessaire que l'Union européenne apporte sa part, même si ce n'est pas une panacée et qu'il faudra aussi que les États investissent, que les collectivités investissent et d'abord que les investisseurs privés soient là". Il ajoute que "sur la table de la Commission il y a 700 milliards d'euros de projets qui existent (…) et ils devront être choisis".

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