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Parlement européen : dissolution du groupe de Nigel Farage, Marine Le Pen sur le pied de guerre

Revue de presse 17.10.2014

Le groupe eurosceptique Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD), dirigé par le Britannique Nigel Farage, a été dissous hier. Il ne comptait plus le minimum de membres issus d'au moins de sept pays de l'Union, après la défection de la Lettone Iveta Grigule. On ignore encore les raisons pour lesquelles la députée européenne quitte le groupe, mais Marine Le Pen y voit une occasion pour tenter de monter son groupe parlementaire.

Nigel Farage

L'EFDD avait réussi à monter son groupe politique, grâce à l'adhésion d'une dissidente du Front national, contrairement à ce dernier dont les élus siègent en tant que non-inscrits. Avec la dissolution de leur groupe, "Nigel Farage et ses alliés devront siéger aux côtés des élus du Front national dans les bancs des non-inscrits et se partager le temps de parole qui leur est réservé", explique Le Monde.

Les Échos résument la situation : "adieu le temps de parole, l’aide logistique et surtout les généreux financements (plusieurs millions d’euros) attribués aux groupes parlementaires" et ajoutent que "les attelages eurosceptiques sont souvent bringuebalants et divisés donc plus facilement susceptibles d’éclater".

Les raisons de la défection de l'élue lettone restent inconnues, mais La Tribune estime que cela pourrait être lié aux "négociations en Lettonie pour la formation d'une coalition et d'un nouveau gouvernement après les élections du 5 octobre dernier". La Lettone serait intéressée par une place au gouvernement, ce qui serait impossible si elle était restée au sein de l'EFDD, considéré comme "un groupe plutôt favorable à Vladimir Poutine".

Le Monde voit une "opportunité pour le FN" de tenter de constituer un groupe politique et ses élus "pourraient prendre leur revanche sur les nationalistes britanniques de l'UKIP, qui leur avait opposé une fin de non-recevoir au début de l'été". Selon le quotidien, il y a quatre scénarios possibles : les anciens membres de EFDD "restent chez les non-inscrits", "ils réussissent à séduire une nouvelle recrue", "ils rejoignent l'autre groupe eurosceptique du Parlement, l'ECR" ou enfin, "le Front national tire avantage de la situation en créant son propre groupe".

De son côté, la presse britannique ne semble pas passionnée par le sujet. The Guardian voit surtout un changement qui privera "Ukip et ses alliés de millions de livres dans le financement". La BBC rapporte les accusations de l'EFDD, selon lequel "le président du Parlement européen Martin Schulz a orchestré le départ de la députée européenne lettone". The Independent tempère en rapportant que certains "ont suggéré que les remarques positive à propos de Vladimir Poutine, le président russe, par M. Farage et d'autres membres de son groupe ont pu jouer un rôle dans la décision de Mme Grigule".

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