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Opération militaire de l'UE en Centrafrique : feu vert des 28

Revue de presse 21.01.2014

Réunis en Conseil Affaires étrangères à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des 28 se sont mis d'accord dans la nuit de lundi à mardi sur l'envoi au sol de 500 soldats européens en soutien à l'opération française Sangaris en Centrafrique. Décidé à "huit clos", cet envoi de forces en renfort des troupes françaises et africaines déjà présentes sur place interviendra d'ici fin février et ne concernera que la ville de Bangui. Une annonce à la fois saluée et critiquée.

Catherine Ashton au Conseil Affaires étrangères du 20 janvier 2014

"L'UE ne s'engage pas souvent et c'est en soi très positif". Tels sont les termes de Laurent Fabius, repris par Le Figaro qui souligne que cette opération militaire européenne intervient 5 ans après la mission de l'Union européenne au Tchad en 2008.

Si la décision de lancer cette opération a été prise unanimement, tous les Etats membres de l'UE ne contribueront pas de la même manière et peu sont enclins à envoyer des troupes au sol. Seule l'Estonie a déjà annoncé l'envoi de 55 hommes [Le Monde].

Ainsi, l'Allemagne – tout comme le Royaume-Uni – ne fournira pas de forces armées, mais mettra à disposition une aide financière et logistique [Le Figaro] destinée aussi bien à la mission française au Mali qu'à celle en République centrafricaine. Le quotidien salue ainsi le rapprochement entre Paris et Berlin sur le plan de la défense exprimé par François Hollande lors de sa conférence de presse la semaine dernière. Si cette ouverture et ce rapprochement réjouit, le journaliste Nicolas Barotte indique toutefois que "la doctrine allemande ne changera pas fondamentalement pour autant" [Le Figaro]. Dans un autre article, l'attitude de Berlin est accueillie comme une "déception" [Le Figaro].

Bien que cette décision ait été entérinée par l'UE, Le Figaro rappelle que le mandat politique adopté doit encore passer par la case du Conseil de sécurité de l'ONU.

La Tribune revient sur l'impopularité de l'opération française en cours, alors que Catherine Samba-Panza, maire de Bangui, a été élue hier présidente de transition, suite à la démission de Michel Djotodia. Une élection soulevant beaucoup d'espoir pour le pays, comme en témoigne les titres dans la presse : "Centrafrique : une femme élue présidente pour ramener la paix" [La Croix], "Une femme pour réconcilier ses frères de Centrafrique" [Le Figaro].

Réunis en même temps que le Conseil Affaires étrangères, des donateurs internationaux ont levé quelques 500 millions de dollars d'aide pour s'attaquer à la crise humanitaire qui frappe le pays [Le Figaro].

Les ministres européens des Affaires étrangères se sont également entretenus sur la situation en Iran et ont annoncé la levée partielle des sanctions économiques en vigueur depuis 2012, après la déclaration de Téhéran sur le gel d'une partie de son programme nucléaire [La Tribune]. Cette levée de l'embargo sur les exportations iraniennes est toutefois provisoire puisque circonscrite à l'adoption d'un nouvel accord définitif pour lequel les négociations doivent reprendre [Le Point].

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