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Nouvel assaut de Cameron contre la liberté de circulation dans l'UE

Revue de presse 01.12.2014

David Cameron a annoncé vendredi dernier que la liberté de circulation des citoyens de l'Union européenne devait être réformée. Une déclaration outre-Manche qui sonne comme un ultimatum, guidant ou non à la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

David Cameron

Le Premier ministre du Royaume-Uni veut "juguler l'afflux de travailleurs européens en Grande-Bretagne", affirme Euronews. Il souhaite imposer un délai de quatre ans avant d'accorder des prestations sociales aux migrants, européens ou non. Il propose également l'expulsion automatique des migrants n'ayant pas trouvé d'emploi au bout de six mois. "David Cameron a prévenu : si Bruxelles devait s’opposer à ses propositions, il fera campagne pour une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union", explique le site Internet.

Pour Les Echos, "le leader conservateur veut donner l'image d'un 'dur' sur cette question qui domine le débat au Royaume-Uni, tout en essayant de ne pas pousser son pays vers la sortie de l'Union européenne". Cette image est peu crédible pour le quotidien britannique Dailymail qui rapporte les propos d'un ancien ministre : "David Cameron a abandonné le plan d'instaurer des quotas à l'immigration après s'être fait asseoir dessus par la Chancelière allemande Angela Merkel". Pour le quotidien américain The Wall Street Journal, "le Premier ministre devrait expliquer à son parti et à son pays comment l'immigration contribue à la prospérité du Royaume-Uni".

En Bulgarie, le ministre des Affaires étrangères regarde de façon dubitative les propositions de David Cameron et affirme que "certains des amendements proposés (…) soulèvent des questions à propos de leur compatibilité avec le principe de non-discrimination entre les citoyens de l'UE", rapporte le Sofia Globe. Le quotidien bulgare rappelle que "des études économiques au Royaume-Uni suggèrent que les migrants européens génèrent plus de revenu pour l'économie britannique que le RU ne dépense en service social".

Le Monde doute de la réussite de la demande britannique, "d’autant que le Premier ministre britannique a reconnu que ses revendications supposaient une renégociation des traités de l’UE", mais "ayant finalement renoncé à ses projets drastiques de fermeture des frontières aux Européens, M. Cameron a posé sur la table des propositions que ses partenaires peuvent difficilement écarter d’un revers de manche".

Pas d'alerte à Bruxelles, où "la Commission européenne a, depuis longtemps, cessé de s'affoler chaque fois qu'un dirigeant européen accuse l'immigration de tous les maux en invoquant les failles de Schengen ou de Bruxelles", expliquent Les Echos. Le journal rappelle que "Bruxelles a produit des études économiques, montrant que les Européens qui émigrent hors de leur pays dans l'Union ont généralement un taux d'emploi supérieur à la moyenne nationale et contribuent davantage qu'ils ne perçoivent en prestations sociales".

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