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Négociations UE-Grèce : l’éternelle paralysie

Revue de presse 04.06.2015

Le chef du gouvernement grec, ainsi que les présidents de la Commission européenne et de l’Eurogroupe se sont rencontrés dans la nuit du 3 au 4 juin. Alors que beaucoup s’attendaient à une résolution rapide, un accord entre la Grèce et ses créanciers n’a toujours pas été trouvé.

Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker

La nuit dernière, le Premier ministre grec Alexis Tsipras, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker ainsi que le chef de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem se sont rencontrés à Bruxelles pour discuter d’un accord de réformes en Grèce afin de débloquer des fonds d’aides, rapporte Le Monde.

Mais aucun consensus n’a encore été trouvé. Pour Le Point, c’est un "nouvel échec".

La Commission européenne avait prévenu qu’elle ne prévoyait pas de conclusion d’un accord entre la Grèce et ses créanciers : "Nous ne nous attendons pas à une conclusion ce soir, c'est une première discussion", cite La Tribune.

"Chaque partie est en effet arrivée à la table des négociations avec son propre plan de réformes et l'ambition d'en faire la base des négociations", relate le quotidien.

Le Figaro explique que l’objectif de cette nuit était pourtant de concilier les programmes de réformes des deux camps.

Résumant la situation, Le Monde nous éclaire sur les points de désaccords entre les deux parties. Ils portent d’abord sur les retraites : d’un côté le FMI exige des coupes, tandis que le gouvernement hellène refuse catégoriquement de supprimer les primes des retraites les plus faibles.

Vient ensuite la réforme de la TVA : la Grèce propose des niveaux de TVA à 6 % pour les médicaments et les livres, 11 % pour les aliments, l’énergie ou l’eau et 23 % pour le reste. Les créanciers, eux, réclament 11 % pour les médicaments, les aliments et l’hôtellerie et 23 % pour tout le reste.

Au sujet du droit du travail, Athènes s’oppose aux réclamations des créanciers. Ces derniers veulent changer le cadre des licenciements collectifs et supprimer les conventions collectives.

En outre, le Premier ministre grec refuse de privatiser les deux principales entreprises énergétiques.

Enfin, la Grèce exige des négociations autour de la restructuration de la dette grecque.

Le Figaro analyse que "ces réformes mettent déjà Syriza au bord de la révolte et une dose d'austérité de plus pourrait menacer la survie du gouvernement Tsipras".

EurActiv titre aussi que "l'unité de Syriza [est] mise à rude épreuve par la perspective d'un accord".
Et d’ajouter que, de toute façon, seuls les 19 pays membres de l’Eurogroupe pourront voter en faveur ou contre le programme de réformes grec.

Toute la presse française est unanime sur un fait : il faut faire vite, car "la faillite [grecque] est une question de temps" [Le Figaro].

De fait, Les Echos rapportent que selon la Commission européenne, "une autre réunion de ce type pourrait être à nouveau organisée très vite".

Ce matin, Alexis Tsipras s’est montré confiant en déclarant : "Nous sommes très proches d'un accord sur l'excédent primaire" [La Tribune].

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, lui, ne partage pas cet optimisme [Les Echos].

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