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Multiplication des spéculations sur le Grexit

Revue de presse 06.01.2015

La chancelière allemande Angela Merkel a ravivé le débat sur une sortie hypothétique de la Grèce de la zone euro si le parti de gauche radicale, Syriza, arrive en tête lors des prochaines élections législatives. Les spéculations sur les conséquences d'un éventuel Grexit se multiplient alors que l'euro tombe à son plus bas niveau depuis 2006.

Grexit

"Syriza à Athènes, Podemos à Madrid, les deux formations de la gauche radicale anti-austérité, font trembler les marchés, Bruxelles et Berlin", affirme Le Figaro. Même constat pour Challenges, qui titre : "La Grèce inquiète les bourses européennes qui terminent dans le rouge". Les bourses de Paris, Milan, Madrid et Francfort ont terminé en baisse d'environ 3%. Cela aurait tendance à remettre en cause la théorie allemande selon laquelle le Grexit n'aurait que peu de conséquences sur la zone euro. Le site de l'hebdomadaire explique que la "victoire éventuelle de Syriza 'inquiète les hauts responsables européens dans les pays qui sont en faveur de la poursuite de la politique d'austérité'".

Ce recul boursier sur les marchés européens s'accompagne d'une chute de l'euro commentée dans la presse depuis hier. Pour Euronews, ce n'est "pas seulement à cause des commentaires de la classe politique allemande (…) mais surtout à cause de la faiblesse de la croissance dans cette zone euro". L'euro est tombé lundi sous la barre des 1,20 dollars. Le Figaro partage ce constat et explique que "le patron de la BCE a tiré en premier, exprimant vendredi (…) ses craintes quant au risque de déflation, 'pas exclu' selon ses termes. Les marchés en ont immédiatement conclu qu'il entendait mettre au plus vite ses mesures d'assouplissement quantitatif'". Le site du quotidien ajoute, "autant qu'à un repli spécifique de l'euro, on assiste à une remontée générale du billet vert". Annika Breidthardt, porte-parole de la Commission européenne, a de plus affirmé ce lundi que "l'appartenance à la zone euro est irrévocable", selon les traités européens.

La Croix affirme que, face au Grexit, "la réaction des marchés est imprévisibles. Ces jours-ci, les investisseurs se demandent si l'Europe ne surestime pas ses capacités de résistances". Le site du quotidien ajoute que cela "entraînerait de lourdes pertes pour les États membres et la Banque centrale européenne, qui sont aujourd’hui les créanciers du pays".

"Les Etats européens détiennent aujourd’hui à travers les mécanismes de solidarité (FESF et MESF), la BCE et les prêts bilatéraux, la bagatelle de 221 milliards d’euros de dette grecque. Expulser la Grèce de l’euro coûterait donc très cher aux pays de la zone euro, en particulier aux contribuables allemands, puisque l’Allemagne, principale puissance européenne, est aussi le premier prêteur à la Grèce", expliquent Les Echos. Selon le quotidien, "accepter un Grexit reviendrait ensuite pour la chancelière à admettre que le programme de choc contre le laxisme budgétaire qu'elle a amplement soutenu dans différents pays européens est un échec, un aveu implicite qui ira gonfler les rangs du parti antieuropéen qui monte, l'AfD".

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