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Michel Barnier confirme sa candidature à la présidence de la Commission européenne

Revue de presse 14.01.2014

"Si je suis choisi par le Parti populaire européen, je suis prêt à m'engager", annonce ce matin Michel Barnier dans un entretien accordé au Figaro. Le candidat du PPE se retrouve pour l'instant face à son collègue du même groupe, Jean-Claude Juncker, et à Martin Schulz, candidat pour le Parti socialiste européen (PSE).

Michel Barnier

L'actuel commissaire européen au Marché intérieur et aux services revient sur son mandat à la Commission. Depuis 2009, il dresse un bilan positif des actions entreprises en réaction à la crise de 2008 : "Nous, en Europe, nous en tirons les leçons. Nous mettons de l'ordre dans l'économie européenne, y compris en encadrant les bonus. En tant que commissaire chargé des marchés financiers, j'ai proposé et négocié vingt-huit lois de régulation. J'ai bâti le projet d'Union bancaire, et nous sommes en train de le faire aboutir". C'est sur cet atout que semble miser le candidat à la présidence de la Commission.

"Michel Barnier, l'homme qui voulait devenir président !", titre La Tribune. Le quotidien en ligne revient sur l'ambition et les chances du commissaire sortant. Outre ses nombreuses réalisations – une quarantaine de propositions législatives ces quatre dernières années en tant que commissaire au Marché intérieur et aux services – il est également question de son positionnement au sein des cercles qui gravitent autour du président de la Commission sortant, José Manuel Barroso. Pour La Tribune, le candidat français a toutes ses chances puisque les pratiques démontrent que le choix du nouveau président ne se fait souvent pas parmi les favoris, souvent des anciens chefs d'Etat et de gouvernement. Or, Michel Barnier n'appartient qu'au deuxième rang de l'entourage de Barroso.
C'est également son "profil politique atypique" qui est souligné par La Tribune. L'"Européen gaulliste" est également fort d'un soutien qui va bien au-delà de la droite de l'hémicycle. Mais son élection est toutefois dépendante de la victoire de la droite aux élections européennes.

Alors que l'UMP s'empêtre toujours dans le choix de ses candidats aux élections européennes [Le Figaro], M. Barnier souhaite que le parti "[conjugue] la fierté nationale et un choix européen fort" et indique que les "listes [de l'UMP] doivent trouver le bon équilibre entre le renouvellement et le soutien aux députés sortants qui ont construit une influence française" [Le Figaro].

En face, Martin Schulz, président du Parlement européen sortant, possède également un soutien grandissant hors de son parti, selon les récentes déclarations le chef de file de la gauche radicale (GUE), Alexis Tsipras, qui pourrait soutenir le candidat Allemand à la tête de la Commission, après les résultats des élections au Parlement [Le Monde]. La position du candidat grec aux élections européennes est en effet réservée, pointant l'appartenance au système de M. Schulz.

Face à ses concurrents, le candidat allemand intensifie sa campagne, en même temps que la promotion des élections, comme en témoigne  la conférence d'hier matin sur la prochaine échéance électorale européenne, qui s'est tenue en Seine-Saint-Denis. Organisée par Europanova et notamment en partenariat avec Toute l'Europe, cette conférence a donné l'occasion au président du Parlement européen, et à Claude Bartolone, son homologue à l'Assemblée nationale de dialoguer avec des lycéens du département [Libération].

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