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Matteo Renzi dévoile son plan pour relancer l'Italie

Revue de presse 13.03.2014

"La tornade Renzi bouscule l'Italie" titre Le Figaro. En effet, le Premier ministre italien fraîchement élu souhaite notamment réformer le Sénat et baisser considérablement les impôts. Matteo Renzi a présenté des mesures ambitieuses, qui pourraient s'avérer à double tranchant pour ce jeune chef du gouvernement.

Matteo Renzi

Parmi les annonces d'hier, Matteo Renzi a annoncé son intention de réduire le nombre de sénateurs, de limiter les pouvoirs du Conseil sur le gouvernement et de diminuer les impôts de 10 milliards d'euros afin, selon ses propos, "d'accélérer le rythme de réformes et de changer d'horizon" [Libération]. Une finalité qu'il affiche également avec le hashtag Twitter qu'il a créé sur son compte Twitter : "#la svolta buona" ("le bon tournant") [Le Monde], et dans sa déclaration de démission en cas d'échec de réforme du Sénat [Le Point]. Il a également fait part de nouvelles mesures en faveur des entreprises [L'Express].

Avec ces "réformes coup de poing" [Euronews], ce sont 10 milliards d'euros d'impôts en moins pour 10 millions de personnes – les ménages dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1500 euros – qui sont prévus pour "envoyer un signal aux familles qui luttent chaque jour pour survivre", souligne le président du Conseil italien. Il a également précisé qu'"il est évident que mettre dans les poches des Italiens 1 000 euros nets en plus (sur un an) aidera à la consommation : c'est une mesure d'attention, d'équité, une mesure de portée historique" [L'Express]. Devant les critiques, il a indiqué que l'Etat italien est en mesure d'assurer le financement de cette baisse d'impôt et que l'Italie respecterait bien ses engagements européens en matière de déficit (inférieur à 3% du PIB) [Le Point] : 6,4 milliards proviendront en effet de la réduction des dépenses publiques et 3 milliards résulteront de taux d'intérêt réduits sur les titres souverains, rapporte Le Point. Le Monde détaille également ces chiffres.

Ces annonces impriment donc un style très volontaire au mandat du successeur d'Enrico Letta. Le conseiller économique de Matteo Renzi, Yoram Gutgeld, revient sur son programme économique dans un article de L'Opinion "Comment Matteo Renzi révolutionne l'Italie". Mais Le Point précise toutefois que "ces mesures sont écrites sur le sable et non gravées dans le marbre" puisqu'aucun texte n'a encore été adopté.

Un pari risqué, donc, pour le Florentin, étant donné le calendrier. "Si le Parti démocrate perd les élections européennes, Renzi risque de devoir partir", juge Roberto Maroni, ancien ministre de l'Intérieur de Silvio Berlusconi, interviewé par Les Echos.

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