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Manuel Valls cherche de l'aide en Italie

Revue de presse 08.09.2014

Manuel Valls a participé, hier, à la "Festa de l'Unita", aux côtés de Matteo Renzi. L'objectif était de montrer l'unité de la gauche européenne et, au passage, de s'afficher avec une personnalité politique populaire.

Manuel Valls et Matteo Renzi

Manuel Valls est allé à Bologne chercher "un bain de jouvence et d'optimisme sous le soleil de  Bologne" affirme Les Échos . La "Festa de l'Unita" a rassemblé six personnalités de la gauche européenne parmi lesquelles le Premier ministre français, Matteo Renzi, président du conseil italien, Pedro Sanchez du PSOE espagnol et le leader du parti travailliste néerlandais, Diederik Samson. Manuel Valls a demandé de l'aide aux militants du parti démocrate italien "j'ai besoin de vous et de votre joie pour redonner l'espoir à la gauche française".

Le chef du gouvernement français espérait trouver une "bouée de sauvetage" en se raccrochant à la popularité de la star politique italienne Matteo Renzi, selon le Monde. L'homme politique italien est toujours haut dans les sondages, avec plus de 50 % d'opinion favorable après six mois passés au pouvoir, malgré une hausse du chômage et une réduction du budget de tous les ministères. Ce n'est pas le cas du Français, qui a chuté dans les sondages pendant l'été.

En effet, le Premier ministre français "sort de deux semaines extrêmement difficiles pour l'exécutif" rappelle Les Échos.  Manuel Valls a dû gérer la démission de son gouvernement, faire face à sa baisse de popularité dans les sondages et aux affaires Trierweiler et Thévenoud. Il garde toutefois le cap, "il faut tenir […], j'en appelle à la responsabilité de la gauche et du PS, sinon nous serons balayés", a-t-il déclaré dans un entretien au JDD. Il sollicitera la confiance de l'Assemblée le 16 septembre.

Le message ne semble pas avoir été entendu jusqu'au nord de la France, où Martine Aubry a évoqué des "inflexions à faire dans la politique économique pour que la croissance revienne, réduire les déficits […] sans casser la croissance".  Le Premier ministre français lui a répondu depuis Bologne : "ce que j'attends des socialistes […] c'est de faire corps, nos divisions, elles minent". Selon lui, les Français "attendent un gouvernement fort, soutenu par un parti qui s'engage", rapporte le Monde.

En outre, le Premier ministre français "a dramatisé les sondages montrant la poussée de l'extrême-droite et de Marine Le Pen", selon La Tribune. Manuel Valls a scandé le danger d'une extrême droite et de Marine Le Pen "aux portes du pouvoir". La solution, selon lui, est une gauche unie, ce qui n'est pas le cas, "Nous ne l'avons pas été assez par le passé..."

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