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Les députés europhobes se liguent contre Juncker

Revue de presse 19.11.2014

Une motion de censure a été déposée, hier, à l'encontre de la Commission Juncker. Elle fait suite à l'affaire "LuxLeaks", qui a entaché la réputation du président de la Commission européenne, ancien Premier ministre luxembourgeois. Les 77 signataires de la motion sont issus des partis europhobes du Parlement européen.

Marine Le Pen

"Jean-Claude Juncker a réussi malgré lui à rapprocher Nigel Farage et Marine Le Pen, qui ont pourtant chacun l’un pour l’autre une estime aussi forte que celle qu’ils portent à l’Union européenne", affirment Les Échos. Ces deux députés européens font partie des 77 signataires de la motion de censure à l'encontre de la Commission. Pour le site du quotidien, "cette motion constitue le premier coup d’éclat des eurosceptiques, qui entendent jouer les trouble-fêtes dans la législature".

La motion sera examinée en séance plénière, à Strasbourg, qui aura lieu du 24 au 27 novembre, et soumise à un vote. "L’initiative devrait rester sans suite", estime Le Monde, qui ajoute néanmoins que "cela va donner l'occasion aux députés eurosceptiques de faire entendre leur voix", mais que cela "pourrait paradoxalement renforcer la force de[s] soutiens [de Juncker] : elle pourrait agir comme un repoussoir pour tous les eurodéputés qui à gauche ou à l’extrême gauche auraient envie de s’y associer, mais redoutent de se retrouver sur la photo, à côté de M. Farage ou Mme Le Pen".

Même constat chez EurActiv qui parle d'un "projet sans avenir" et rappelle que la gauche radicale avait également tenté de faire voter une motion de censure, mais "avait échoué à rassembler les signatures manquantes, ayant refusé toute alliance avec des eurodéputés d’extrême droite".

Le Monde s'interroge sur "cet étonnement alors que l’affaire ne date pas d’aujourd’hui, puisque c’est en 1929 que le pays s’est engagé dans cette voie en exonérant d’impôt les compagnies holding qui s’y domicilient". Le site du quotidien ajoute qu'"il s’agit maintenant de faire rentrer dans le rang les nations" et que "le Luxembourg va obtempérer : avec un demi-million d’habitants, le rapport de force n’est pas en sa faveur".

"Les principaux groupes, à savoir les conservateurs du Parti populaire européen, les socialistes et les libéraux continuent de soutenir Jean-Claude Juncker, tout en lui demandant d’agir pour que les règles fiscales européennes ne permettent plus aux entreprises d’échapper légalement aux impôts", explique le site Contexte. Pierre Moscovici répond à ces attentes dans une interview publiée par Les Échos et affirme que la Commission ira "vite et fort, dès le début 2015" avec la proposition d'"une directive qui prévoira l’échange automatique d’informations sur les accords de rescrit". Il ajoute que la Commission va "relancer les projets d’harmonisation fiscale, qui doivent aller de pair avec la transparence".

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