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Les 5 priorités de Hollande pour changer l'Europe

Revue de presse 25.06.2014

Alors que le Conseil européen des 28 chefs d'Etat et de gouvernement s'ouvre demain, le président français François Hollande entend réorienter l'Europe vers plus de croissance et d'emploi. La réunion sera en effet l'occasion de commencer à peser sur les prochains travaux de la nouvelle Commission. Détaillées dans un document adressé mardi au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, les cinq priorités de l'Elysée rejoignent l'impulsion que souhaite donner la prochaine présidence italienne de l'UE et entendent contrer l'Europe de la rigueur prônée par la chancelière allemande.

François Hollande le 5 juin 2014 au G7 à Bruxelles

"Après la claque des élections européennes, François Hollande cherche plus que jamais à réorienter la politique bruxelloise au service de la croissance et de l'emploi" écrit Le Figaro, tandis que Les Echos soulignent la ténacité du président : "l'Europe de la croissance, François Hollande n'en démord pas et compte bien faire entendre sa voix auprès de la prochaine Commission européenne".

Cette volonté s'est traduite hier par le courrier du chef de l'Etat, plaidant pour un véritable "New Deal géant pour l'Europe" de 1200 milliards d'euros [Euractiv.fr]. "Depuis deux ans, les bases d'un rebond ont été posées. Il est temps de changer d'échelle et d'ouvrir une nouvelle étape" stipule le texte publié par Le Monde. Outre une "application des règles budgétaires favorables à l'investissement et l'emploi", il y est également question de la lutte contre le chômage des jeunes, de la question de la politique européenne de l'énergie, de l'immigration et d'un "choc de simplification" des institutions [Le Journal du Dimanche]. Le texte relance également le sujet de la convergence fiscale et sociale avec la taxe sur les transactions financières et l'instauration d'un salaire minimum dans tous les Etats membres de l'UE [Les Echos].

Sur le sujet de l'assouplissement des règles de discipline budgétaire, le directeur de la rédaction de L'Opinion, Nicolas Beytout, juge que Paris tente un nouveau coup de force peu aisé digne d'un "mauvais élève de la classe européenne" alors que la France dispose déjà d'un délai pour la réduction de son déficit à 3% du PIB. "Relâcher les règles européennes ne redressera pas notre économie" analyse-t-il. La France essaye tant bien que mal de trouver une échappatoire, selon lui, alors que les prévisions de croissance annoncées par l'INSEE aujourd'hui sont peu optimistes : 0,7% seulement pour la croissance en 2014 [Libération]. Une situation qui laisse à voir un "retour à un déficit de 3 % [s'éloigner] un peu plus" titrent Les Echos.

Le texte, "agenda pour la croissance et le changement en Europe", a notamment été élaboré lors de la rencontre à Paris samedi entre les chefs d'Etat et de gouvernement sociaux-démocrates [Le Journal du Dimanche]. Le quotidien rappelle le soutien de ces derniers au candidat conservateur à la présidence de la Commission, Jean-Claude Juncker, qui est dans la balance face à la demande de changement d'orientation de l'exécutif européen.

La France ne fait donc pas cavalier seul dans ce combat. De plus, l'Italie a fait de la croissance le fer de lance de sa présidence de l'UE qui commence le 1er juillet. "En se rapprochant des autres sociaux-démocrates, tels l'italien Matteo Renzi ou le SPD allemand, le chef de l'Etat espère peser face aux partisans de la rigueur, comme Angela Merkel" soulignent Les Echos. Cependant, le journaliste Alain Salles souligne que "à l'Elysée, on s'attend cependant à une 'grande bataille', vendredi à Bruxelles entre les partisans de la rigueur et ceux de la relance" [Le Monde].

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