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Le Royaume-Uni lance le coup d'envoi des tractations pour son maintien dans l'Union

Revue de presse 04.11.2015

En visite à Berlin, le ministre des Finances britannique a présenté hier les premières revendications qu'entend exiger la Grande-Bretagne pour rester dans l'Union européenne. Il s'agit avant tout de fournir aux citoyens britanniques des garanties quant au fonctionnement de l'Union européenne à l'approche du référendum annoncé en mai dernier par David Cameron lors de la campagne pour sa réélection. La visite du chancelier de l'Echiquier lance ainsi le coup d'envoi des négociations entre la Grande-Bretagne et l'UE autour d'un éventuel 'Brexit'.

Réunion tripartire FR/RU/ALL en septembre 2015

Toutes les revendications n'ont pas encore été présentées, la primeur de l'annonce revient à David Cameron qui "adressera à cet effet un courrier à Bruxelles la semaine prochaine" afin de dresser "l’inventaire de ses revendications, pour pouvoir en discuter lors d’un sommet européen en décembre", explique Le Monde.

Les premières revendications présentées hier par Georges Osborne concernent avant tout la politique monétaire européenne. Pour le chancelier de l'Echiquier "le fait que les traités européens stipulent que la monnaie de l’UE est l’euro ne reflète pas la réalité"[Le Monde].

Selon La Tribune "La crainte de Londres est que, la zone euro, de plus en plus intégrée, devienne un 'bloc' qui dispose de la majorité qualifiée au Conseil européen pour imposer ses choix aux autres pays de l'UE". Le pays craint aussi "de voir la zone euro favoriser la place boursière de Francfort plutôt que celle de Londres".

Les Echos
ajoutent que la Grande-Bretagne veut également "restreindre l’accès de certaines prestations sociales aux immigrés européens", les termes de la négociation ne sont pas limités à l'économie européenne, le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne relève d'un débat plus large.

"Cachez cette 'Union toujours plus étroite' que je ne saurais voir", une phrase qui représente pour Le Figaro le symbole du "bras de fer" opposant le Premier ministre britannique à l'Union européenne. Le principe d'une "Union sans cesse plus étroite" est inscrit dans le préambule du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.

Le Figaro qui rappelle des propos tenus récemment par David Cameron : "Que les choses soient claires: la Grande-Bretagne n'est pas intéressée par une Union toujours plus étroite et je vais régler la question".

En définitive, le Royaume-Uni souhaite renégocier les traités pour y consacrer une "Europe à deux vitesses" [Le Figaro]. Angela Merkel a déclaré, dès mardi, "que l’Union européenne n’était d’ores et déjà 'pas à une seule vitesse, loin s’en faut'", rapportent Les Echos. Diplomate, la Chancelière allemande a mis en garde : "nous n’allons pas arriver à un accord sur toutes les demandes".

Pour Euronews, l'Union européenne "aurait bien du mal à affronter les conséquences d’un Brexit", une analyse partagée par Le Figaro qui envisage, "en cas de divorce, un continent déséquilibré par la perte d'une puissance financière, politique et militaire qui est de facto le troisième pilier de l'Union depuis quarante-deux ans".

Les Echos
rappellent que "le Premier ministre David Cameron a promis de tenir un référendum d’ici à 2017", l'échéance se rapproche donc inexorablement pour des négociations qui se tiennent, crise migratoire oblige,  au "plus mauvais moment" [Le Figaro].

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