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Le régime Ianoukovitch va-t-il céder ?

Revue de presse 05.02.2014

"Nous avons les moyens de libérer par la force les locaux administratifs et même 'Maïdan', mais je ne le ferai jamais, car ce sont aussi nos concitoyens" a déclaré Viktor Ianoukovitch mardi 4 février lors d'une réunion avec les élus de son parti [Le Point]. Le président ukrainien a également annoncé la possible tenue d'élections anticipées. Alors que Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, est en visite depuis mardi à Kiev, la presse française revient sur les scénarii envisageables pour le pays.

Viktor Ianoukovitch

Le président Viktor Ianoukovitch, par le biais de son porte-parole Iouri Mirochnitchenko, a présenté ses options de sortie de crise, soit "amnistier les manifestants arrêtés et (…) obtenir l'évacuation des bâtiments publics occupés par les contestataires" ou organiser des "élections anticipées" [La Tribune]. L'éloignement de la perspective d’un état d'urgence accompagne ces propositions. L'opposition réclame toutefois que l'amnistie intervienne sans conditions [Le Point] et que soit mise en place une "réforme constitutionnelle urgente" [Libération]. Libération souligne également la méfiance qui règne quant à cet assouplissement de Kiev.

Arrivée mardi, Catherine Ashton a rencontré les trois leaders de l'opposition – Vitali Klitschko, Arseni Iatseniouk et Oleg Tiagnybok – pour discuter de la poursuite du dialogue politique. Un autre rendez-vous pourrait avoir lieu aujourd'hui après le tête-à-tête prévu entre Mme Ashton et le président Ianoukovitch [Libération].

"La diplomatie européenne au chevet de l'Ukraine" titre Libération. Dans les principaux sujets qui vont être abordés ce mercredi figure notamment l'aide financière promise par l'UE et les Etats-Unis [Metronews]. La partie de poker est bien engagée alors que l'Occident et la Russie s'affrontent désormais à coup de mises, analyse le quotidien. Mais Le Monde indique que la proposition occidentale n'arrivera pas à égaler celle de la Russie. Le "bras de fer Russie-Occident" dont parle le journaliste des Echos Yves Bourdillon semble loin d'être gagné. Ce dernier résume la position européenne par l'image suivante : "Si les Européens brandissent la carotte, le bâton n'est pas loin".

La formation d'un nouveau gouvernement ukrainien, suite à la démission du Premier ministre Mykola Azarov mardi 28 janvier, est non seulement attendue par l'opposition et l'UE mais également par la Russie qui tente d'influencer le cours des choses en "[maintenant] la pression financière et gazière sur Kiev" expliquent Les Echos.

Le réveil de l'UE sur la situation ukrainienne intervient alors que l'opposition a de grandes attentes. Une opposition qui se dit oubliée par les 28 Etats membres, comme le révèle Le Monde qui cite une manifestante : "Oui, on est déçus de l'Europe. Si l'Europe avait réagi plus tôt on n'aurait pas eu tous ces morts !".

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