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Le Parlement européen adopte un budget en baisse pour 2014-2020

Revue de presse 20.11.2013

Le Parlement européen a finalement adopté, mardi 19 novembre, le budget de l’UE pour 2014-2020, raboté pour la première fois par rapport au précédent cadre pluriannuel, épilogue d'âpres négociations au sein de l’Union.

Parlement européen

Avec le soutien des socialistes, conservateurs et libéraux, le premier plan d’austérité de l’histoire du budget européen (-85 milliards d’euros, 9 % du montant total) vient d'être voté ce mardi à Strasbourg, résume Libération.

Pour les Echos, bien que la quasi-totalité des députés aient dénoncé hier à Strasbourg un mauvais cadre budgétaire pour l'avenir de l'Europe, le texte a été adopté à une large majorité, 537 voix sur 682 présents. Les Verts et la gauche radicale, qui ont voté contre dénoncent une "trahison", selon les mots de Libération.

Engageant l’Europe pour les sept prochaines années, le cadre budgétaire 2014-2020 prévoit  908 milliards d'euros en crédits de paiement et 960 milliards en crédits d'engagement, soit respectivement 3,7 % et 3,5 % de moins que pour le budget 2007-2013, note Le Point.

Les crédits non dépensés dans une rubrique pourront, dans certaines limites, être reportés dans une autre. Il en ira de même pour les reliquats annuels qui pourront être transférés d'un exercice à l'autre, rapporte Le Monde.

Malgré un accord des institutions européennes sur ce budget en juin dernier, le Parlement européen s'était refusé à donner son feu vert. Il avait imposé une série de conditions, dont le versement par les Etats de 11,2 milliards d'euros supplémentaires pour clore les comptes de 2013 [L'Express]. Un accord sur un montant de 500 millions d'euros avait finalement été trouvé in extremis dans la nuit du 11 au 12 novembre.

Le nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) consacre un effort en faveur de l’emploi et de la formation des jeunes, avec la création d’une "Garantie jeunesse" dotée de 6 milliards d’euros dès la première année, a souligné le rapporteur socialiste Ivailo Kalfin, cité par Libération,  tout en estimant que cela n’était  pas suffisant pour que ce budget "soit un instrument de croissance".

Le conservateur, Jean-Luc Dehaene se félicite, pour sa part, que le Parlement ait pu imposer aux gouvernements plus de flexibilité dans la gestion des fonds et une clause de révision en 2016 "pour ne pas lier les mains du prochain Parlement" issu des élections de mai 2014 [Libération].

Quant au député Vert Daniel Cohn-Bendit, il a dénoncé "le sadomasochisme dans la culture du Parlement". "Nous continuons d'emmener les citoyens dans le mur", a-t-il accusé. [Le Point].

Comme pour les précédents cadres pluriannuels, le soutien à l'agriculture et la politique de cohésion en faveur des régions les plus défavorisées restent les plus gros postes de dépenses, avec plus de deux tiers du budget. Ils sont toutefois en recul au profit du soutien à l'innovation, à la recherche, aux infrastructures et à la mobilité Erasmus qui voit son budget progresser de 40 % à 14,7 milliards d’euros, notent Les Echos.

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