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Le Parlement européen a adopté la directive tabac / Une nouvelle stratégie migratoire s'impose

Revue de presse 09.10.2013

"Si on m'avait dit que tout le monde ne parlerait que de ça… ", s'étonne un fonctionnaire européen cité ce matin sur le site des Echos. De fait, l'ensemble de la presse en ligne commente les mesures adoptées hier par le Parlement européen sur les produits du tabac, et surtout sur la cigarette électronique.

cigarette électronique (c) Parlement européen

Cette dernière restera "en vente libre", rapporte par exemple Le Monde, qui précise qu'une "majorité d'eurodéputés s'est prononcée contre un amendement qui visait à donner le statut de médicament à ce type de cigarettes pour en limiter la diffusion". Mais elles seront interdites de vente aux mineurs et de publicité, et leurs composants devront être rendus publics.

Par ailleurs, continue Le Monde, "la directive vise à encadrer sévèrement l'usage des produits du tabac afin de les rendre moins attractifs auprès des jeunes". L'utilisation d'arômes comme le menthol, mais aussi les cigarettes fines (dans un délai de huit ans) seront prohibés. Les avertissements anti-tabac seront plus visibles.

Mais les négociations ne sont pas terminées. La rapporteuse du texte au Parlement, Linda McAvan, "va maintenant négocier avec les représentants des 28 pour trouver un compromis", si possible "d’ici Noël" pour que le texte puisse être définitivement approuvé par le Parlement "avant les élections européennes de mai 2014" [AFP]

Et "les défenseurs de la cigarette électronique ne doivent pas toutefois crier victoire trop vite", insistent Les Echos, car sur ce sujet les Etats sont plutôt favorables à un encadrement plus strict. En juin, rappelle le quotidien, "les Etats membres s'étaient en effet entendus pour considérer ces 'vapoteuses' comme des produits pharmaceutiques" et "avaient même durci le texte de la Commission, abaissant à 1 mg par unité le seuil à partir duquel elle[s] devai[en]t être vendue[s] en pharmacie". Pour le reste cependant, "Parlement et Conseil ne devraient pas avoir trop de mal à s'entendre" [Les Echos].