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Le conflit ukrainien se poursuit autour des sanctions commerciales entre Bruxelles, Kiev et Moscou

Revue de presse 22.12.2015

"Les négociations commerciales entre Moscou, Bruxelles et Kiev ont échoué, à quelques jours de l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Ukraine [et] après un ultime round de discussions qui a tourné court lundi à Bruxelles" [Le Point / AFP]. Un échec vu comme la réaction de Moscou après la prolongation des sanctions économiques de l'Union européenne à l'encontre de la Russie suite au non-respect des accords de Minsk.

Réunion ministérielle trilatérale finale sur la zone de libre-échange approfondi et complet UE/Ukraine

L'échec de deux années de négociations commerciales tripartites

En effet, Moscou a décidé de mettre en place un "embargo sur les produits alimentaires. […] Cette mesure s’appliquait déjà aux pays occidentaux. Elle s’appliquera donc, aussi à l’Ukraine, à compter du 1er janvier", rapporte Euronews.

D'après L'Express, "Kiev estime que l'embargo russe lui fera perdre 600 millions de dollars en exportations. La Commission a quant à elle chiffré à cinq milliards d'euros sur un an les pertes en exportations agricoles européennes vers la Russie, entre l'été 2014 et l'été 2015".

Le quotidien belge 7sur7 précise que "des pourparlers avaient lieu depuis un an et demi entre les différentes parties en vue de répondre aux inquiétudes de la Russie relatives à la mise en œuvre de la zone de libre-échange entre l'UE et l'Ukraine au 1er janvier prochain".

Des négociations longues qui n'auront en définitive rien apporté, la commissaire européenne chargée du Commerce, Cecilia Malmström ayant appris la confirmation de la suspension de la zone de libre-échange entre la Russie et l'Ukraine lors d'une conférence de presse, alors que les négociations n'étaient pas achevées. "Il n'y aura plus de négociations tripartites de la sorte", a-t-elle déclaré [7sur7].

Pour le Kremlin, Bruxelles joue un jeu "à courte vue"

En parallèle, l'Union européenne a "comme prévu, prolongé lundi de six mois ses sanctions économiques contre la Russie. […] Le Kremlin est critiqué pour son implication présumée dans le conflit dans l'est de l'Ukraine", analyse la Tribune de Genève.

Un confit "qui a fait plus de 8 000 morts dans l'est ukrainien depuis avril 2014", précise le journal suisse.

Le Monde rappelle que ces  "sanctions avaient été introduites le 31 juillet 2014 pour une année 'en réponse aux actions de la Russie dans l’est de l’Ukraine'. Elles avaient été reconduites pour six mois le 22 juin jusqu’au 1er janvier 2016".

Selon Les Echos, "les sanctions économiques de l’Union européenne empêchent notamment les entreprises du secteur de l’énergie, des banques ou de la défense de se financer sur les marchés d’Europe occidentale". De plus, "l’UE a aussi établi une liste noire des personnalités russes et ukrainiennes interdites de visas et dont les avoirs ont été gelés en raison de leur implication dans le conflit".

Pour le ministre russe des Affaires étrangères, "au lieu d'établir une coopération pour contrer les défis clés actuels, comme le terrorisme international, Bruxelles préfère continuer le jeu à courte vue des sanctions" [L'Express].

Le voisin russe, pomme de discorde entre les Etats membres

"Une autre pomme de discorde est apparue au grand jour vendredi, lors du sommet européen", rapporte L'Express. En effet, en fin de semaine dernière Matteo Renzi s'opposait au Nord Stream 2, un gazoduc reliant l'Allemagne et la Russie. L'Italie devait bénéficier d'un projet similaire, qui a été annulé.

Or, toujours selon L'Express, "plusieurs pays de l'Est, qui veulent à tout prix casser la dépendance européenne au gaz russe, sont également vent debout contre ce projet" de peur de voir les pays d'Europe occidentale adoucir leur politique vis-à-vis de la Russie.