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La Turquie victime du terrorisme d’extrême-gauche

Revue de presse 02.04.2015

A deux mois des élections législatives, la Turquie est plongée dans la terreur. En 48 heures, deux attaques terroristes à l’encontre des forces de l’ordre ont eu lieu à Istanbul.

Police turque

Le pays est "au bord de la crise de nerf" [Les Echos] et en proie à de "vives tensions" [Euronews].

Mardi 31 mars, des militants armés membres du Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), un groupe marxiste révolutionnaire et clandestin connu pour des attentats perpétrés au début des années 1990, ont pris en otage un procureur dans l’enceinte du Palais de justice de Caglayan à Istanbul, rapporte L’Obs.

Le magistrat en question enquêtait sur la mort d’un adolescent turc mort en 2014 à la suite de violences policières lors des manifestations antigouvernementales de 2013. Son décès avait suscité une grande polémique en Turquie et le jeune garçon était devenu le "symbole de la dérive autoritaire […] [du président turc] Erdogan", indique Libération.

Les Echos précisent que les deux terroristes d’extrême-gauche exigeaient l’arrestation immédiate des policiers mis en cause dans cette affaire.

Après plusieurs heures de négociations infructueuses, la police a lancé l’assaut et abattu les deux preneurs d’otages. Mais, grièvement blessé, le procureur a succombé à ses blessures.

Le lendemain, un couple a ouvert le feu sur le quartier général de la police d’Istanbul. La femme, armée d’explosifs, a été tuée par les forces de l’ordre, tandis que l’homme a été arrêté peu de temps après.

Les motivations des deux assaillants sont encore inconnues mais le couple pourrait être lié au même groupuscule terroriste que les preneurs d’otages de la veille.

20 Minutes rapporte que mercredi matin, la police turque a interpellé 22 étudiants proches du groupe marxiste.

La classe politique turque dénonce "une attaque contre la démocratie" et profite de ces événements pour promouvoir "la plus extrême fermeté" à l’égard de tels agissements, légitimant un peu plus, selon Le Monde, "l'adoption d'un ‘paquet de lois sécuritaires’, contestées, qui accordent davantage de pouvoirs aux forces de l'ordre".

Ces événements surviennent alors que le pays se prépare aux élections législatives du 7 juin qui promettent d’être tendues. Selon le quotidien, la société turque est en effet "particulièrement polarisée entre partisans et adversaires du président" Recep Tayyip Erdogan.

Ce dernier, selon Libération, compte gagner 400 des 550 sièges du Parlement afin de pouvoir amender la Constitution à sa guise.

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