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La tourmente de Volkswagen se prolonge au rythme des révélations

Revue de presse 05.11.2015

La presse française s'émeut aujourd'hui des nouvelles révélations autour du scandale Volkswagen. Cantonnées aux Etats-Unis, l'Europe découvre maintenant avoir également eu droit à son lot de mensonges. En plus des irrégularités dans les taux d'émissions de particules fines, des tricheries sur des moteurs diesel, et désormais essence, auraient également été découvertes pour les émissions de CO2.

Moteur Volkswagen génération 2015

"Série noire pour Volkswagen, tricheur et menteur" titre l'Obs. Le Figaro évoque quant à lui une "spirale infernale", alors qu'il s'agirait plutôt d'une "descente aux enfers" pour Le Point. La situation ne parait pas être partie pour s'améliorer pour le géant de l'automobile.

"Volkswagen doit faire face à des 'irrégularités' sur 800.000 véhicules quant au niveau de CO2 émis" explique Le Figaro, ajoutant que ces voitures "ne se trouvaient ni aux Etats-Unis ni en Chine". Le Monde précise que "mercredi 4 novembre, le ministre des Transports allemand, Alexander Dobrindt, a indiqué que sur ces 800 000 modèles impliqués, 98 000 ont un moteur essence".

Pour évaluer le ce niveau d'émissions erronées, "l'ONG Transport & Environment (T&E) a mesuré un différentiel de 40% sur les voitures immatriculées en Europe en 2014" [L'Obs].

Le Point ajoute que ce nouveau mensonge "a été découvert à la faveur de l'enquête interne en cours dans le groupe, où le nouveau patron Matthias Müller a promis de tout remettre à plat pour faire la pleine lumière sur les malversations".

Le Figaro rappelle que les "autorités américaines ont d'abord démasqué, mi-septembre, le trucage de moteurs diesel de 11 millions de véhicules dans le monde". Puis, lundi, "l’autorité américaine de protection de l’environnement, l’EPA, a accusé Volkswagen d’avoir également truqué ses gros moteurs diesels de 3 litres" [Le Monde]. Enfin, "ce mercredi, le constructeur annonçait le rappel de 92.000 voitures pour un défaut mécanique lié aux freins" [Le Figaro].

Conséquence directe des déboires du groupe, "la sanction a été immédiate en Bourse, où le titre perdait 7,48 % à 102,70 euros à 8 h 55 GMT, amenant à près de 40 % sa chute en six semaines" affirme Le Point.

Le Monde ajoute que ces nouvelles révélations "pourraient coûter 2 milliards d’euros à Volkswagen". Une somme qui "vient s’ajouter aux 6,7 milliards d’euros de provisions annoncées par l’entreprise pour faire face aux premières conséquences du scandale de tricherie sur les taux d’émission de ses moteurs diesel".

Toujours selon Le Monde, la Commission européenne a réagi immédiatement en demandant au groupe "d’accélérer son enquête interne".  Quant au gouvernement allemand, "il attend du géant automobile qu’il fasse la lumière 'de manière transparente et complète'".

Les Echos précisent qu'il "a aussi reconnu l’effort de transparence de l’entreprise, qui a dévoilé elle-même les nouvelles irrégularités de CO2".

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