Derniers articles publiés

La Grèce s’approche du défaut de paiement

Revue de presse 20.05.2015

La Grèce semble coincée : ses caisses sont vides alors même qu’elle doit débourser plusieurs milliards d’euros pour honorer ses dettes. La situation est telle que son gouvernement ainsi que ses créanciers se montrent très pressés d’arriver à un accord alors que les négociations stagnent depuis des mois. La presse française ne manque pas de commenter la situation préoccupante dont personne ne parvient à deviner l’issue.

La Grèce s’approche du défaut de paiement

Le couperet est tombé : selon La Croix, "la Grèce n’a plus d’argent".

Pour Libération, cette situation rend "un accord vital".

Il y a "urgence" : le pays n’a en effet plus de liquidités pour rembourser ses prochaines dettes. La Croix rappelle que le gouvernement grec attend "depuis neuf mois – soit bien avant l’arrivée du gouvernement Syriza en janvier – une tranche de 7,2 milliards d’euros promise par ses créanciers internationaux, Fonds monétaire international (FMI), Union européenne (UE) et Banque centrale européenne (BCE), dans le cadre des 240 milliards d’aide promis depuis 2010".

Les négociations entre la Grèce et les membres de l’Eurogroupe sont "bloquées" [L’Obs] depuis des mois à ce sujet en raison de divergences profondes sur les réformes à mener, notamment sur la question des retraites et du marché du travail.

Si le Premier ministre hellène Alexis Tsipras menace l’Union européenne d’un défaut de paiement depuis le mois de mars, la menace semble aujourd’hui réelle, et le mois de juin risque d’être "très difficile" selon une source grecque qui s’est exprimée auprès de Libération : le gouvernement aura besoin de 1,5 milliard d’euros pour rembourser le Fonds monétaire international, 11 milliards pour ses créanciers européens et 5,2 milliards pour payer ses retraités et fonctionnaires.

La Tribune  précise que M. Tsipras a "prévenu qu'il ne paierait pas son échéance au FMI le 5 juin s'il n'y avait pas d'accord avec les créanciers d'ici là".

Pour le journal, cette annonce fait partie d’une tactique de pression auprès des dirigeants européens : "un défaut grec serait en effet la première marche vers une sortie de la zone euro" et "les Européens et le FMI ne sont pas prêts à assumer le risque d'un défaut qui peut avoir de lourdes conséquences financières et politiques pour eux".

De fait, les responsables européens se montrent de plus en plus en plus pressés de conclure un accord avec la Grèce [L’Obs].

Tout s’accélère : le ministre des Finances grec se montre très optimiste et déclare être "très proche d’un accord", "peut-être dans une semaine". Pour Le Monde, "la Grèce [est] prête à un accord".

Le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem se montre plus réservé et affirme : "Nous faisons des progrès, même si je continue à le dire de manière prudente".

Les Echos demeurent toutefois dubitatifs face à toutes ces annonces et soupirent que "c'est le même scénario avant chaque sommet européen. Alors que les dirigeants européens s’apprêtent à se réunir à Riga, en Lettonie, jeudi, les responsables grecs clament sur tous les tons qu’un accord est à portée de main et qu’il suffit d’un peu de volonté politique pour que l’Europe débloque en leur faveur les 7,2 milliards d’euros dont ils ont désespérément besoin. Et en face, les responsables de l’Union refroidissent l’ambiance en affirmant qu’il y a encore beaucoup à faire avant un éventuel compromis".

Les autres sujets du jour

Economie, euro

Institutions