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L'unité européenne encore éprouvée pour le dernier sommet de 2015

Revue de presse 17.12.2015

Aujourd'hui débute le dernier sommet européen de l'année 2015. Pour les dirigeants, le temps est venu de serrer les rangs face à trois défis majeurs : la crise migratoire, dont la gestion a jusqu'ici été plutôt inefficace, le contre-terrorisme et le risque d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

13e Conseil européen de 2015

Crise migratoire : la solution Erdogan

Autour de la crise migratoire, Jean-Claude Juncker déclarait hier "il n'y a plus de temps à perdre. Il faut agir", rapporte Le Point. Comme un air de déjà vu, après les nombreuses déclarations sur le sujet depuis l'été.

Pour cela, "le Conseil européen qui débutera sera précédé par un 'mini-sommet' réunissant huit pays de l'UE, sous la houlette de la chancelière allemande Angela Merkel, et la Turquie" [Le Parisien / AFP].

"Ils espèrent obtenir d’Ankara un engagement ferme afin de juguler l’afflux des réfugiés en Europe, qui transitent par la Turquie. En échange, le gouvernement d'Erdogan réclame une aide financière et la relance de sa procédure d’adhésion à l’UE" [France 24].

Après le mini-sommet, les dirigeants européens se consacreront au Royaume-Uni, dont l'échéance du référendum sur le maintien ou non dans l'Union européenne s'approche. Une question qui risque d'animer les débats.

Cameron, cartes sur table

"Le Premier ministre britannique arrive jeudi isolé au sommet européen, alors qu'il doit faire valoir ses revendications avant son référendum sur l'appartenance à l'Europe", rapporte Le Figaro. En effet, outre-Manche "les sondages sont plus serrés que jamais : 50-50".

"David Cameron a décrit ses négociations avec l’Union européenne comme 'un avion qu’[il] essaie de faire atterrir'". L'heure est au tour de force pour le Premier ministre, qui "compte en appeler directement à la responsabilité politique des 27 autres chefs d’Etat et de gouvernement" [Le Monde].

Il s'agirait, pour l'Opinion, de la "première discussion 'sans tabou' sur le Brexit", qui pourrait mener à un projet d'accord en vue du Conseil européen de février 2016.

"Les discussions […] n'avaient jusqu'à présent été qu'effleurées, tant les partenaires européens du Royaume-Uni redoutent de jeter de l'huile sur le feu", estime Capital.

"Les enjeux apparaissent extrêmement lourds pour M. Cameron qui joue son avenir politique, pour le Royaume-Uni mais aussi pour l’Union européenne dont l’équilibre serait remis en cause par un Brexit", analyse Le Monde, qui rappelle que l'objectif britannique est d'obtenir ce jeudi un feu vert pour engager rapidement les négociations pouvant mener à un accord en février 2016.

Cependant, sur les quatre exigences du Royaume-Uni, seules "deux d'entre elles, largement symboliques, ne semblent pas poser de problème insurmontable" : le renforcement de la souveraineté nationale et l'achèvement du marché unique [Le Monde].

En revanche, les choses risquent d'être plus difficiles à digérer par les partenaires européens concernant la mise en place de mécanismes pour protéger les Britanniques "contre les décisions des pays de la zone euro dont ils ne font pas partie" [Le Monde].

Enfin, sur la libre-circulation, les réclamations de David Cameron se heurtent à l'opposition de ses partenaires.

Entre autres choses, "la chancelière allemande Angela Merkel a prévenu mercredi que son pays ne cédera pas sur les grands acquis de l'Union européenne pour obtenir que le Royaume-Uni y reste", rapporte 20 Minutes.

Et France Inter de conclure : "il est, en un mot, aisé de réduire l’Union à une bureaucratie intrusive alors qu’il n’est pas du tout aisé d’expliquer qu’elle est un projet en devenir dont les 28 Etats freinent le développement, que le marché commun et la monnaie unique nous sont infiniment profitables à tous et que, sans notre unité, nous pèserions déjà beaucoup moins dans le monde et ne pèserions bientôt plus guère face aux géants qui feront ce siècle".

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