Derniers articles publiés

L'Union européenne décide d'étiqueter les produits en provenance de colonies israéliennes

Revue de presse 12.11.2015

"L'Union européenne a adopté ce mercredi l'étiquetage obligatoire des produits des colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés", annonce L'Humanité.

Une "décision controversée, reportée à plusieurs reprises et à laquelle s’oppose vivement Israël", précise Le Monde.

L'Union européenne décide d'étiqueter les produits en provenance de colonies israéliennes

Le Figaro détaille : "la Commission européenne a adopté des 'lignes directrices' qui contraignent les États membres à faire étiqueter les produits fabriqués dans les colonies de Cisjordanie, de Jérusalem-Est et du plateau du Golan".

Actuellement aux Etats-Unis, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a vivement réagi :  "l'Union européenne devrait avoir honte" a-t-il déclaré, qualifiant "la décision de l'Union européenne [d'hypocrite, dictée] par une politique du deux poids, deux mesures, puisqu'elle ne concerne qu'Israël et pas les 200 autres conflits (territoriaux) ailleurs dans le monde" [France24].

Face à la "réaction épidermique israélienne" [Slate.fr], "l'Union européenne considère qu’il s’agit avant tout d’une mesure 'technique' visant à informer les consommateurs européens et non d’une décision 'politique' comme l’affirme le gouvernement israélien" [Le Monde].

D'après L'Humanité, "l'UE en fait ne fait que rattraper le droit international en la matière, qui reconnaît les frontières d'Israël telles qu'elles étaient établies avant la guerre de juin 1967". "La Commission précise bien que 'l'UE ne soutient aucune forme de boycott ou de sanctions contre Israël'" ajoute le quotidien.

Particulièrement réactif sur la question, "Israël a condamné l'annonce […] et a convoqué le représentant de l'UE", rapporte Le Figaro. "Le ministère israélien a annoncé qu'il suspendrait son dialogue diplomatique avec l'UE dans les prochaines semaines" ajoute La Tribune.

Libération rapporte la réaction de "l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) [qui] a qualifié l’étiquetage par l’Union européenne des produits des colonies israéliennes dans les territoires occupés de 'pas dans la bonne direction', mais 'insuffisant'". Pour l'OLP, "les produits issus d’un crime de guerre doivent être interdits, pas seulement étiquetés" [Le Monde].

Selon l'analyse de Libération, "Israël exporte 30% de sa production vers l’UE, qui est son plus gros client. Les produits des territoires occupés ne représentent que 0,8% à 1,5% de ce flux".

Slate.fr évoque une "mesure symbolique", "les produits continueront d'entrer sur le continent : seuls les ménages européens décideront ou non du sort qui sera réservé aux produits des implantations". Pour le journal en ligne "le prix et la qualité des produits primeront sur l’origine".

Si l'impact sur les échanges entre l'Europe et Israël apparait dérisoire, certaines conséquences doivent être attendues sur le marché du travail palestinien. Selon Slate.fr, "le boycott des produits des implantions peut mettre en danger les revenus de près 100.000 familles arabes".

Libération
estime que "les dirigeants du Yecha (le lobby des colons) pratiquent un chantage à l’emploi en affirmant que 'ces travailleurs feront les frais de la mesure européenne'".

D'après Le Monde, plus que son impact commercial, Israël "craint que la mesure européenne ne 'soutienne et encourage' le mouvement international BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) contre l’Etat hébreu".

Libération rappelle que "la décision de l'UE intervient moins d'un mois après la condamnation d’une douzaine de militants français de la campagne BDS".

Les autres sujets du jour