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L'UE soutient l'Ukraine face aux ambiguïtés de Moscou

Revue de presse 23.06.2014

"Le cessez-le-feu en Ukraine a du plomb dans l'aile" titre Euronews. En effet, décrétée vendredi à 22 heures par le président ukrainien pro-occidental Petro Porochenko, la pause d'une semaine dans les hostilités a bien du mal à être respectée dans l'est de l'Ukraine. Un plan de paix proposé par l'Ukraine a suivi hier. Face aux combats qui se poursuivent, le président russe Vladimir Poutine laisse planer le doute quant à sa réelle volonté de soutenir les efforts entrepris par le régime ukrainien. Une situation qui fait réagir l'Europe qui tente par tous les moyens de faire fructifier les efforts.

Herman Van Rompuy, président du Conseil européen et Petro Porochenko, président ukrainien le 7 juin 2014

L'attitude de Vladimir Poutine est ambigüe. En effet, à l'annonce du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine ce vendredi par Petro Porochencko, l'état d'alerte maximale était déclaré samedi en Russie bien que le maître du Kremlin ait approuvé la décision ukrainienne [Les Echos]. De plus, cette annonce unilatérale n'a pas stoppé les offensives des forces prorusses dans l'est du pays. "En Ukraine, les insurgés s'assoient sur la trêve" titre Libération qui fait état des combats intervenus ce weekend. "Kiev peine à sortir de l'impasse" indique Euronews qui souligne le durcissement du ton de Kiev face aux entorses faites à la trêve : "tous les groupes armés illégaux doivent comprendre que le cessez-le-feu que nous avons déclenché ne signifie pas que l’on interdise aux soldats ukrainiens de riposter aux attaques. Toute tentative d’attaque par des hommes armés entraînera une réponse forte de notre part” a déclaré samedi Petro Porochenko.

Face aux résistances, ce dernier a dévoilé dimanche son plan de paix et a notamment proposé d'établir un dialogue avec les rebelles prorusses sans sang sur les mains : "des vues diamétralement opposées ne seront pas une barrière à la participation aux négociations. Je suis prêt à discuter avec ceux qui se sont fourvoyés, qui ont par erreur adopté des positions séparatistes. À l'exception, bien sûr, de ceux qui ont été impliqués dans des actes de terrorisme, de meurtre ou de torture" a-t-il déclaré [AFP]. Le plan de paix proposé par Petro Porochenko pour rétablir le calme dans le pays comprend l'amnistie des séparatistes, le désarmement de leurs milices ainsi que l'établissement d'une zone-tampon de 10 km pour permettre aux combattants étrangers de quitter l'Ukraine [Euronews].

Un discours qui est resté lettre morte pour l'instant même si Vladimir Poutine a déclaré apporter son soutien : "il importe que ce dialogue entre les parties qui s’affrontent en Ukraine s’appuie sur le plan de paix" [La Croix].

Toutefois, devant la persistance des violences dans l'est de l'Ukraine et le positionnement des troupes russes à la frontière russo-ukrainienne, l'Allemagne et la France ont exhorté Moscou à s'impliquer activement pour que les négociations reprennent alors que l'ambiguïté du soutien russe au plan de paix est perceptible [Les Echos]. "L'implication d'Angela Merkel et d'autres dirigeants mondiaux est cruciale pour une résolution du conflit dans l'est de l'Ukraine" a estimé Petro Porochenko [20 Minutes]. L'Union européenne – tout comme les Etats-Unis –, pourrait imposer davantage de sanctions à l'encontre de la Russie devant la persistance de la violence [Le Journal du Dimanche].

En parallèle de la situation interne ukrainienne, les 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE sont réunis à Luxembourg pour préparer la signature avec l'Ukraine du volet économique de l'accord d'association avec l'UE qui aura lieu le 27 juin à Bruxelles malgré les tensions persistantes avec entre Bruxelles et Moscou. La Moldavie et la Géorgie signeront également des accords d'association avec l'UE ce jour-là [Les Echos].

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