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L'UE revoit sa politique migratoire, Martin Schulz premier candidat à la présidence de la Commission

Revue de presse 11.10.2013

Non sans surprise, le président du Parlement européen Martin Schulz "a obtenu assez de soutien au sein du Parti socialiste européen pour devenir officiellement candidat à la présidence de la Commission européenne". L'Allemand "se jette ainsi tête baissée dans la course européenne, un parcours d'obstacles si long, si contourné et si imprévisible qu'on le compare parfois au casse-tête du Rubik's Cube" [Le Figaro].

Martin Schulz (c) Parlement européen

Mercredi soir, le groupe socialiste, deuxième groupe politique au Parlement européen, a approuvé la candidature de M. Schulz, qui siège à Strasbourg depuis 1994. "Martin Schulz a présidé le groupe socialiste et démocrate pendant huit ans. Il a toujours défendu une vision juste et socialement équilibrée de l'Europe", a déclaré dans un communiqué son successeur à ce poste, l'Autrichien Hannes Swoboda [Les Echos].

Si Les Echos affirment que Martin Schulz est "plus que jamais favori à gauche pour la Commission", Le Figaro indique qu'il "fait face à un long et sinueux parcours et à un important marchandage". "Il doit encore convaincre les Européens du nord. "'Et si Le PS a décidé mercredi de soutenir la candidature de Martin Schulz, par acclamation (…) ça grince à la gauche du parti français', confie une source interne" [Le Figaro].

Le Nouvel Observateur se montre plus confiant. "Le Parti socialiste européen (PSE) a fixé au 31 octobre la date limite de déclaration des candidatures mais Martin Schulz a déjà rempli la condition requise en obtenant le soutien de plus de six partis ou organisations membres du PSE, dont celui du PS français".

D'autres candidats ne vont pas tarder à sortir du chapeau. "François Hollande n'a pas appuyé explicitement la candidature du social-démocrate allemand et des sources gouvernementales caressent l'espoir de pouvoir présenter un candidat français, le commissaire européen UMP au Marché intérieur, Michel Barnier, n'ayant pas caché son attrait pour le poste" [Nouvel Observateur].

Le nom des candidats sera connu le 6 novembre, précise La Libre. Le journal belge rappelle qu'"en vertu du traité de Lisbonne, le choix du futur président de la Commission européenne, qui reste désigné par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, doit refléter les résultats des élections européennes".

"L'arrivée se jugera [donc] à l'été 2014, peu avant l'expiration du mandat de l'actuel président de la Commission européenne". Le suffrage universel et les élections européennes établiront, dès le mois de mai, un rapport de force politique. "Mais ce sont vingt-huit chefs d'État aux intérêts divergents qui devront s'entendre sur le nom, à huis clos" [Le Figaro].