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L'Europe du Sud face à des turbulences politiques dans un climat de crise, Italie : Pour sortir de la crise politique, Enrico Letta mise sur une scission du parti de Berlusconi

Revue de presse 01.10.2013

Zone euro : le spectre de la crise est de retour, titre Le Monde ce matin. La crise économique pèse de plus en plus sur les opinions publiques européennes, en particulier en Italie, au Portugal, en Espagne et en Grèce où règne une instabilité politique depuis plusieurs mois.

Economie

Au Portugal, même si le cap vers la reprise économique semble maintenu [Les Echos], la débâcle aux municipales de dimanche dernier annonce de nouveaux sacrifices. Le Parti social démocrate (PSD) enregistre un mauvais score en raison de la politique de rigueur appliquée depuis 2011 au niveau national. Toutefois, le Premier ministre Pedro Passos Coelho a annoncé qu'il écarterait toute inflexion de la politique de rigueur. "Reste à savoir si le bon score du second parti de la coalition, CDS-PP, qui remporte cinq mairies, peut modifier cette décision. En effet, le vice-Premier ministre, président du CDS-PP, Paulo Portas plaide pour une détente de l'austérité", expliquent Les Echos.

En Italie, la situation politique reste très préoccupante. Philippe Gudin, économiste en chef pour l'Europe chez Barclays Capital, analyse également dans Les Echos, l'échec des négociations au sein du gouvernement italien. "Le gouvernement Letta avait pour mission de réformer la loi électorale et de voter la loi de stabilité pour poursuivre l’assainissement des finances publiques", explique-t-il. L'économiste pointe du doigt le manque de compétitivité du pays "qui pèse sur la croissance et donc sur la soutenabilité de la dette publique". "Même si cette nouvelle crise politique n'est pas vraiment une surprise, elle ouvre la porte à une période de grande incertitude au moment où les inquiétudes sur la viabilité budgétaire et la faible performance économique du pays montent", relève-t-il.

"Certes, la fin de la récession est en vue sur le Vieux Continent, mais le coup porté par Silvio Berlusconi à la coalition d'Enrico Letta et la perspective incertaine d'une nouvelle campagne électorale pourraient mettre à mal cette fragile convalescence" résume Le Monde.

Avec une fin de semaine agitée en raison de l'arrestation de nombreux élus du parti néonazi Aube dorée, la Grèce affiche également mauvaise mine. Selon de nombreux analystes, les élections anticipées qui pourraient avoir lieu d'après la presse grecque risquent de provoquer de nouveau un dérapage du plan d'assainissement de l'économie piloté par les créanciers du pays, UE et FMI [Le Figaro].

Quant à l'Espagne, tout le monde s'interroge, le pays est-il sorti de la crise ? Selon Le Figaro, l'économie espagnole aurait "repris des couleurs. Suffisamment vives pour que la banque américaine Morgan Stanley intitule sa dernière note 'Viva Espana!'". Si les chiffres de la dette publique espagnole, lors de la présentation hier au Parlement du projet de budget 2014, sont bien supérieurs aux prévisions précédentes et devraient frôler les 100 % du PIB dès 2014, "'2013 'est la dernière année de récession économique', a de nouveau assuré le ministre du budget, Cristóbal Montoro" [Le Monde].

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