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L'Écosse reste dans le Royaume-Uni ... et dans l'Union européenne

Revue de presse 19.09.2014

Après des mois de débats, l'Écosse décide de rester au sein du Royaume-Uni. Le résultat est tombé ce matin, le non l'emporte au référendum avec 55,3 % des voix. Glasgow a voté pour à 53 % des voix, mais la capitale Edimbourg a massivement voté contre à 61,1%. Les déclarations se succèdent dans la matinée.

Référendum négatif sur l'Ecosse

Dès 8h du matin, David Cameron, Premier ministre britannique, s'est exprimé sur les résultats du référendum. "Ca m'aurait brisé le cœur de voir l'Ecosse quitter le Royaume, comme je l'ai dit pendant la campagne, à cause de ce qu'on a fait ensemble dans le passé, mais aussi de ce qu'on fera dans le futur. Il est temps d'avancer ensemble", rapporte Libération.

L'une des déclarations marquantes est celle du président du Parlement européen. Comme le rapporte Philippe Ricard du Monde : "le soulagement semble réel. Martin Schulz, le président du Parlement européen, dont les relations avec David Cameron sont pourtant très conflictuelles, a déjà indiqué qu'il était très 'soulagé' par la victoire du "non" à l'indépendance". Le quotidien précise que "pendant toute la campagne du référendum, les autorités européennes sont cependant restées très prudentes, afin de ne pas donner l'impression qu'elles s'ingéraient dans les affaires britannico-écossaises".

L'Ecosse reste donc au sein du Royaume-Uni. Pour autant, les choses ne restent pas inchangées. Le Premier ministre britannique a promis des pouvoirs élargis à l'Écosse, notamment en matière de service public. Concernant le leader du camp des "oui", Euronews affirme que " s’il n’a pas eu l’indépendance, Alex Salmond aura au moins réussi à obtenir plus d’autonomie pour l’Ecosse".

Slate confirme l'élargissement des pouvoirs de l'Ecosse, mais explique qu'elle en aura également moins : " le gouvernement devrait en effet annoncer que les membres du Parlement élus dans les circonscriptions écossaises ne seront plus autorisés à voter sur les lois concernant la seule Angleterre".

Le Courrier International, quant à lui, revient sur le traitement médiatique de la campagne pour le oui et transmet le témoignage du journaliste George Monbiot. Celui-ci est très critique envers les médias anglais : "l’ensemble des médias anglais et écossais ont mené une campagne virulente contre l’indépendance écossaise. Cette couverture révèle toutes les pathologies d’une profession pétrie de snobisme et empêtrée dans ses connivences politiques".

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