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L'Allemagne et le Royaume-Uni s'apprêtent à apporter un soutien militaire à la France en Syrie

Revue de presse 02.12.2015

Le Monde donne la parole au politologue Bruno Tertrais, pour qui "nos interventions militaires ne sont pas la cause du terrorisme". Une analyse précieuse, alors que le Royaume-Uni s'apprête à voter son engagement en Syrie, à l'instar de l'Allemagne, et que les Etats-Unis renforcent leurs appels à une coalition internationale pour lutter contre l'Etat islamique.

Déploiement militaire

Aujourd'hui aura lieu le vote du Parlement britannique sur la proposition du gouvernement d'effectuer des frappes aériennes contre le groupe Etat islamique en Syrie. Un vote dont l'issue semble connue d'avance, notamment car "David Cameron a décidé d’organiser ce vote une fois sûr de disposer d’une majorité suffisante en faveur d’une telle intervention" [Le Monde / AFP].

"Le dernier verrou a sauté lorsque le nouveau leader du parti, le pacifiste Jeremy Corbyn, a autorisé lundi ses députés à voter librement, perdant dans la bagarre sa crédibilité de dirigeant", précise Libération.

Cette prise de position s'explique car "David Cameron n'est pas à l'aise de voir les attaques en Syrie contre l'EI, qui d'une certaine façon réduisent la menace envers le Royaume-Uni, conduites par d'autres forces", analyse La Croix.

Néanmoins, "cette intervention ne va pas changer 'la réticence des dirigeants britanniques à s'impliquer dans les problèmes internationaux", notamment 'à s'impliquer dans l'Union européenne comme une grande puissance européenne pourrait l'être'" [La Croix / AFP].

La Grande-Bretagne n'est pas le seul Etat à avoir annoncé un soutien à l'intervention française en Syrie au lendemain des attentats ayant touché Paris. "Le gouvernement d’Angela Merkel a validé, mardi 1er décembre, le plan d’intervention de la Bundeswehr au côté de la coalition internationale en lutte contre l’EI en Syrie", rapporte Courrier international, avant de lister les réactions de la presse allemande.

Circonspectes à l'annonce de la décision, ces réactions vont de la qualification "d'aventure à l'issue incertaine" [Courrier international] au rappel de "l'absence de mandat de l'Organisation des Nations unies" [Le Parisien].

Seul le quotidien Die Tageszeitung se montre "un peu plus tendre" et évoque, dans l'hypothèse d'une immobilité allemande, une "rupture des bonnes relations entre Paris et Berlin, dans une Europe déjà très divisée. Un préjudice politique à ne pas minimiser" [Courrier international].

Hors des frontières de la diplomatie intra-européenne, ce sont les Etats-Unis qui insistent sur le besoin d'une coalition internationale impliquée dans la lutte contre l'Etat islamique.

"Barack Obama a exprimé mardi les craintes des Occidentaux de voir la lutte contre 'l'ennemi commun', l'organisation l'Etat islamique, éclipsée par les vives tensions entre la Russie et la Turquie, une alliée de poids de l'Otan qui lui a promis de lui venir en aide" [L'Obs / AFP].

Dans le même temps, les Etats-Unis ont annoncé le renforcement de "l'utilisation des forces spéciales contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak, espérant voir leurs autres partenaires de la coalition muscler eux aussi leur effort contre les jihadistes", rapporte La Croix.

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