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L'accord commercial UE-Canada entériné aujourd'hui divise encore

Revue de presse 26.09.2014

Stephen Harper, le Premier ministre canadien, José Manuel Barroso, et Herman Van Rompuy se retrouvent aujourd'hui à Ottawa pour saluer la fin des négociations entre le Canada et la Commission européenne sur l'accord de libre-échange.

Karel de Gucht

Cinq ans après le début des négociations, l'entérinement de l'accord commercial "est avant tout purement symbolique", note La Tribune. Le texte devra être ratifié par le Conseil européen, le Parlement européen "voire, ce qui semble de plus en plus probable, selon des sources bruxelloises – étant donné la tournure politique –, par tous les parlements des Etats membres…", affirme Le Monde.

Les réserves émises sur l'accord de libre-échange (CETA) ont monté d'un cran et "n'émanent pas des acteurs les moins influents", souligne La Tribune. L'Allemagne craint les dérives possibles liées à la mise en place d'un tribunal d'arbitrage permettant aux entreprises canadiennes d'attaquer un État qui menacerait leurs investissements. Sigmar Gabriel, ministre des Affaires économiques d'Allemagne a prévenu que son pays ne signerait pas l'accord tant que la clause concernant cet arbitrage n'était pas retirée.

Du côté canadien, Le Huffington Post Canada affirme que " l'Allemagne a mis en place un bras de fer entre la plus grande économie d'Europe et la Commission européenne, qui négocie l'accord". Les Canadiens savent bien que "le réel problème actuel mettant en suspend l'accord commercial Canada-UE, est en fait l'accord commercial UE-USA encore en cours de négociation".

Détracteurs de longue date de cet accord, " les Verts redoutent un abaissement des normes sociales et environnementales" rapporte Le Figaro, qui explique également que " cet accord sert de ballon d'essai à une autre négociation en cours, bien plus conséquente, et plus controversée, entre l'UE et les États-Unis".

Dans une interview accordée à Marianne, Yannick Jadot, député européen écologiste, explique l'aspect négatif de vouloir standardiser les normes entre les deux marchés : " l’objectif des négociateurs, qu’ils soient du côté américain ou du côté canadien, est de faire passer ces choix de société par la lessiveuse commerciale".

Le commissaire européen sortant au Commerce, Karel de Gucht, s'est exprimé dans Le Figaro. Concernant l'accord qu'il a négocié, il affirme que "la Commission le considère comme définitif". Il ajoute que rouvrir les négociations " serait tuer l'accord avec le Canada", qualifiant les dernières contestations politiques d' "emballement de politique politicienne".

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