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Journée des droits des femmes : les inégalités perdurent en Europe / Donald Tusk ferme sur le Brexit

Revue de presse 08.03.2018

Pour la Journée internationale des droits des femmes, la presse fait le point sur les inégalités de genre en Europe, notamment dans le domaine de l'emploi. A Luxembourg, le président du Conseil européen Donald Tusk a précisé la vision européenne des futures relations avec le Royaume-Uni.

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A gauche : Donald Tusk, président du Conseil européen. A droite : Journée internationale des droits des femmes. Crédits : Union européenne et Istock

Journée des droits des femmes : de fortes inégalités au travail

Ce 8 mars, plusieurs "mouvements sociaux et syndicaux (…) ont appelé à la première 'grève féministe'" en Espagne, rapporte Le Monde. Ainsi "la défense des droits des femmes fait la 'une' de la presse, nourrit les débats politiques, s’est imposée dans l’activité législative"… "c'est déjà une victoire", juge le média. En cause : "la fracture salariale" entre hommes et femmes qui "se situe encore à 14,9 %" dans le pays.

Un chiffre proche de la moyenne de l'Union européenne, où les femmes sont "payées 16% de moins que leurs collègues masculins", relève Le Parisien. Mais ce chiffre cache des disparités importantes : "au minimum, l’écart moyen est de 5,2% en Roumanie (…) et au Luxembourg 5,5%" [Le Parisien]. La France, elle, est "13e au classement des plus gros écarts, avec 15,2%" [Le Parisien].

Au-delà de l'inégalité salariale, Les Echos rappellent les chiffres de l'Organisation internationale du travail : "à 48,5 % en 2018, le taux d'activité global des femmes est inférieur de 26,5 points de pourcentage à celui des hommes".

Euractiv donne la parole à Karima Delli, eurodéputée du groupe des Verts, qui dénonce "le recul des droits des femmes, que ce soit sur l’IVG, le harcèlement dans des lieux [publics], ou sur le fait qu’elles ne peuvent pas postuler à des postes alors qu’elles ont les compétences requises". L'accès au travail reste également un problème : "les femmes occupent aujourd’hui trop souvent des emplois plus précaires, à temps partiel, et en cas de retournement de la conjoncture elles sont plus affectées". Or, souligne l'ancienne ministre Sylvie Goulard interrogée par Euractiv, l’OCDE a démontré "l’impact positif, pour le PIB, d’une meilleure utilisation des talents disponibles".

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Brexit : Donald Tusk ne veut pas de "mur" entre l'UE et le Royaume-Uni

Le président du Conseil européen présentait, ce 7 mars à Luxembourg, le projet de lignes directrices européennes sur la future relation avec le Royaume-Uni. "Nous ne voulons pas construire un mur", a-t-il déclaré devant la presse [Le Quotidien]. "Etant donné les lignes rouges du Royaume-Uni, seul un accord de libre-échange est possible", a-t-il ajouté [Le Figaro].

Cependant, l'Union européenne se veut toujours ferme dans les négociations : "le Polonais a prévenu la Première ministre britannique : son projet de construire un partenariat 'aussi ambitieux que possible' avec les Vingt-Sept risque d'avoir bien du mal à se matérialiser" [Les Echos]. Ainsi, "Donald Tusk propose que le futur accord commercial n’impose aucun droit de douane sur l’ensemble des marchandises – mais sans référence directe aux services financiers, secteur vital pour l’économie britannique" [Contexte]. Au vu de la situation, Les Echos estiment que "le Royaume-Uni risque donc d'avoir du mal à obtenir un accès privilégié au marché européen pour certains secteurs d'activité". La question financière reste en particulier un moyen de pression pour l'Union : "les règles relatives aux services financiers (…) seront nécessairement plus restrictives" [Les Echos].

D'autres politiques ont été évoquées comme les programmes "Erasmus et de recherche", pour lesquels l'UE "indique qu'elle est prête à une participation des Britanniques contre une contribution financière" [Contexte]. Etant donné que de nombreux points restent en suspens, "une clause d’évolution est aussi prévue si les Britanniques changent leurs lignes rouges, par exemple sur la Cour de justice ou la liberté de circulation" [Contexte].

La réaction britannique ne s'est pas fait attendre : le Chancelier de l'Echiquier Philip Hammond a prévenu qu'"un accord de libre-échange ne sera[it] possible que s'il est juste et équilibré au vu des intérêts des deux parties" [Le Figaro]. Tout en ajoutant qu'"il est difficile de voir comment un accord qui n'inclurait pas les services pourrait apparaître comme juste et équilibré".