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Italie : Enrico Letta sur le banc de touche, Matteo Renzi fait son entrée sur le terrain

Revue de presse 14.02.2014

"Italie : la fulgurante ascension de Matteo Renzi" titre Le Point. Hier, nos voisins transalpins ont connu un nouveau rebondissement politique avec la démission du Premier ministre Enrico Letta. Les quotidiens français tirent le portrait de son jeune successeur, le maire de Florence et secrétaire général du parti Démocrate Matteo Renzi.

Enrico Letta démission

Il s'agit d'une lutte interne au parti Démocrate qui a donné lieu à la démission – à contre cœur – du président du Conseil italien Enrico Letta jeudi 13 janvier. Le "jeu de chaises musicales" [La Tribune] qui s'est opéré, sans passer par les urnes, est doublement explicable selon le quotidien. La lenteur bureaucratique et le manque de réforme électorale sont à la source de ce changement de gouvernement.

C'est ainsi que Matteo Renzi a désavoué l'action de son confrère sortant tout en lui reconnaissant un calendrier peu favorable. Lui forçant la main pour qu'il présente sa démission, le candidat a décidé de se présenter à la Présidence du Conseil [Les Echos] afin d'engager un changement "radical, nécessaire et délicat", a dit-il déclaré dans un discours retransmis à la télévision [Le Figaro].

Le Monde revient notamment sur cet "homme pressé" qu'est Matteo Renzi. Si beaucoup le considèrent comme l'héritier de Berlusconi, "Renzusconi" s'en démarque toutefois comme l'indique une députée de gauche citée par le quotidien : "Il y a une différence entre Renzi et Berlusconi. Berlusconi est gentil !". L'article dresse l'état des lieux des critiques qui fusent sur le nouveau candidat qui pourrait rapidement gouverner le pays. Des critiques qui concernent aussi bien son style que  son parcours : admirateur de Barack Obama, style vestimentaire, engagement catholique pendant sa jeunesse, etc.  [Le Point].

Le Nouvel Observateur revient également sur ce personnage, "Berlusconi light". Soulignant l'ambition du jeune maire de Florence (39 ans), le quotidien souligne le manque de crédibilité de sa candidature puisqu'il n'a pas annoncé de programme concret à part la volonté de "changer d'horizon et de rythme" et de "sortir des marécages" l'Italie qui se morfond dans une crise économique depuis deux ans [Libération]. C'est en effet sa personnalité qui joue beaucoup en sa faveur, "un Florentin pressé dans le style de Tony Blair" titre Le Figaro : un franc-parler, un mépris des politiques de profession et une pointe d'humour. Selon Le Point, il fait figure de candidat "transversal", capable de rassembler à droite et à gauche [Le Point].

Le candidat à la présidence du Conseil doit toutefois recevoir l'aval du parlement la semaine prochaine, par le biais d'un vote de confiance.

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