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Intégration des Roms : l'Europe épinglée par Amnesty International

Revue de presse 09.04.2014

A l'occasion de la journée internationale des Roms hier, l'ONG britannique Amnesty International a publié un rapport pour le moins alarmant sur la situation des Roms en Europe.

Flash Mob Amnesty International 'Roma Rights Now" 2013

"Un constat sévère et sans appel" indique Le Figaro. En effet, dans son rapport présenté hier, Amnesty International dénonce l'incapacité des Etats membres de l'UE à agir face à la recrudescence des violences subies par les Roms. "Menace quotidienne d'une expulsion forcée, du harcèlement policier et de violentes agressions racistes" : Le Monde revient sur les critiques adressées à l'Europe et notamment à la France où le harcèlement policier est particulièrement prégnant et où les dirigeants entretiennent les préjugés et les discriminations à l'encontre des Roms, à l'instar des propos de Manuel Valls – alors ministre de l'Intérieur – en septembre 2013.

"Pour Amnesty, Paris enferme les Roms dans une spirale de violences'" [Le Figaro]. Le quotidien cite la présidente d'Amnesty International, Geneviève Garrigos, qui adresse une critique virulente à l'Hexagone : la France, selon elle, "devrait rougir de la manière dont [elle] traite les Roms. [Elle] les enferme dans une spirale de violences, tant dans les propos que dans les actes". Un état d'esprit français qu'une trentaine de Roms parisiens ont voulu combattre hier en manifestant pour confronter les Français à leurs idées reçues à leur égard [20 minutes].

La France n'est pas la seule à avoir été montrée du doigt par l'ONG qui dresse également un état des lieux inquiétant en Grèce et en République tchèque [La Croix]. Mais si seulement trois cas d'études sont présentés dans le rapport, le phénomène est beaucoup plus large. "Les exemples présentés dans le rapport ne sont pas des cas isolés. Il y a une évolution générale dans toute l’Europe : les stéréotypes sur les Roms dans les discours politiques augmentent. Ils y sont plus souvent désignés comme une communauté à part, ce qui alimente alors les stéréotypes au sein de la population", explique Marco Perolini, spécialiste à Amnesty International des questions de discrimination.

Devant ces critiques, L'Opinion relève les accusations formulées contre la Roumanie par la ministre suédoise aux Affaires européennes. Selon Birgitta Ohlsson, l'utilisation des fonds destinés à l'intégration des Roms est insuffisante et expliquerait les mauvais résultats européens.

Ce rapport vient s'opposer aux déclarations début avril de la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding, qui estimait à l'inverse que le quotidien des Roms commençait à s'améliorer [Le Monde].

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