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Incendies en Suède et en Grèce : les Etats européens apportent leur aide

Revue de presse 24.07.2018

Après plusieurs jours d'incendies en Suède, ce sont les alentours d'Athènes qui sont touchés de plein fouet depuis le 23 juillet. Aucune victime n'est à déplorer en Suède mais le bilan ne cesse de s'alourdir en Grèce, avec au moins 50 morts et plus de 150 blessés. Les deux pays ont fait appel au Mécanisme de protection civile européen, qui leur permet de bénéficier de l'aide d'autres Etats membres.

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Incendie en Grèce. Crédit : iStock

 

Suède : 250 km² de forêt emportés par les flammes

L'Express rappelle que la Suède "n'a quasiment pas enregistré de précipitations en près de trois mois et connaît le mois de juillet le plus chaud depuis au moins deux siècles et demi". Depuis jeudi dernier, "quelque 250 km² de forêt ont été emportés par les flammes, qui menacent des zones d'habitation" [Le Figaro]. Selon L'Echo (journal belge), "les dégâts sur les forêts s'élevaient déjà jeudi à 58 millions d'euros". Cette vague de chaleur exceptionnelle "a déjà eu un lourd impact sur le secteur du papier : l'un des plus importants groupes mondiaux dans le domaine, le finno-suédois Stora Enso (…) s'est vu forcé de trouver de nouveaux fournisseurs de bois en Irlande et en Pologne".

La Croix rapporte que l’agence suédoise de la protection civile comptabilisait, dimanche 22 juillet, "une cinquantaine de foyers actifs, dont une vingtaine dans l’extrême nord du pays". "Sous-équipée pour lutter contre des incendies de cette ampleur, la Suède a sollicité l'aide de ses voisins en activant le Mécanisme européen de protection civile", et a aussi fait appel à l'OTAN [L'Express].

La Croix explique que le Mécanisme européen de protection civile, fondé en 2011, est "une aide gouvernementale apportée au lendemain d’une catastrophe à un pays en difficulté". Il permet de coordonner "l’assistance mutuelle que les États membres de l’UE et les États extérieurs qui y participent peuvent se porter les uns aux autres", et peut prendre plusieurs formes : "une aide en nature, un déploiement d’équipes spécialisées ou une coordination menée par des experts envoyés sur place". Ainsi, "plusieurs pays ont répondu à l’appel de la Suède : l’Italie, la France, l’Allemagne, la Lituanie, le Danemark, le Portugal, la Pologne et l’Autriche". D'après L'Echo, "sept avions de lutte contre les incendies, sept hélicoptères, 60 véhicules et plus de 340 professionnels ont été proposés".

Grèce : au moins 50 morts et plus de 150 blessés

En Grèce, "les incendies ont commencé alors qu’une vague de chaleur s’abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu’à 40 °C. Selon les services météo, les conditions doivent rester difficiles mardi" [Le Monde], la situation semblant même empirer selon Franceinfo. "Les incendies dans la région de l'Attique n'étaient toujours pas maîtrisés mardi à l'aube" et "dans d'autres parties de la Grèce, de nouveaux incendies ont également éclaté dans la nuit", poursuit le média. Le Monde annonce qu'au moins "50 personnes sont mortes et plus de 150 sont blessées". Selon un porte-parole du gouvernement grec, la plupart "ont été piégées dans les environs de Mati à leur domicile ou dans leurs voitures", tandis qu'un responsable des pompiers prévient : "nous risquons de découvrir de nouvelles victimes". Le Monde rappelle qu'en 2007, "les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250 000 hectares de forêts, de maquis et de cultures".

RTBF indique que "neuf patrouilleurs côtiers, deux bâtiments militaires et des dizaines de bateaux privés assistés d'hélicoptères de l'armée étaient mobilisés" pour évacuer "les résidents et touristes ayant fui les flammes" vers le port de Rafina, proche de Mati. Comme la Suède, la Grèce "a activé le mécanisme européen de protection civile pour obtenir de l'aide de ses partenaires" et déjà obtenu celle de l'Espagne et de Chypre [Le Monde]. Le pays a aussi demandé des drones aux Etats-Unis "pour observer et détecter toute activité suspecte". En cause : "15 départs de feu simultanés sur trois fronts différents en Attique" [Franceinfo].