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Immigration, Trump et Brexit au menu du Sommet de La Valette

Revue de presse 03.02.2017

La petite île de Malte, qui assure depuis janvier la présidence du Conseil de l'Union européenne, accueille ce vendredi 3 février les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Huit. Lors de ce sommet, l'Union compte afficher son unité pour répondre aux défis migratoires, alors que le processus du Brexit avance et les provocations de Donald Trump se multiplient.

Donald Tusk, président du Conseil européen, à La Valette (Malte) le 2 février 2017

La crise migratoire, défi central de ce Sommet maltais

"Plus de 1 750 migrants ont été secourus mercredi et jeudi au large de la Libye, ont annoncé les garde-côtes italiens et des ONG à la veille d'un sommet européen centré sur cette question", rappelle l'Express. A l'approche du printemps, Malte "petit état insulaire au cœur de la méditerranée" a "tiré la sonnette d'alarme". L'île craint une nouvelle crise migratoire avec l'arrivée des beaux jours, explique Le Parisien. En effet, 10 mois après la fermeture de la route migratoire passant par la mer Egée, un nombre record de tentatives d'entrée par la Méditerranée centrale a été enregistré, dont 90 % au départ de la Libye, précise le journal.

L'UE compte en outre "s'appuyer sur les garde-côtes libyens pour empêcher les traversées". Un choix qui "soulève des questions éthiques" car la Libye n'a pas d'Etat véritable et "n'a pas signé la Convention de Genève sur les réfugiés" [La Croix].

L'ombre de Donald Trump plane sur cette rencontre

"Le déjeuner de travail sera l'occasion de débattre de la situation internationale, notamment des défis posés par la politique du président américain Donald Trump" [RFI]. Or l'unité face aux provocations de M Trump parait, quant à elle, chancelante. "L’Union européenne (UE) ne semble pas prête pour la diplomatie du tweet ou du coup de menton, ni pour un virage à 180 degrés, afin de s’adapter au grand chambardement géopolitique et commercial que dit vouloir opérer la présidence Trump", estime Le Monde. Si Paris et Berlin sont partisans d'une ligne ferme, d'autres en revanche ne souhaitent pas provoquer de polémiques, craignant les réactions du nouveau locataire de la Maison Blanche.

"Face aux tentatives de déstabilisation, l’UE doit serrer les rangs", plaide le président du Conseil européen Donald Tusk : "Dans un monde plein de tensions et de confrontations, ce qu’il faut c’est le courage, la détermination et la solidarité politique des Européens" [La Croix]. Selon Le Monde, le 25 mars – anniversaire du traité fondateur de l'Union européenne - devrait être l'occasion de délivrer "la vraie réponse à M. Trump et à toutes les forces anti-européennes qui minent l’UE de l’intérieur".

Le gouvernement britannique prêt à engager les négociations sur le Brexit

A quelques jours du Sommet de La Valette, la Chambre des communes a voté "à contrecœur" en faveur du déclenchement de l'article 50 du traité de Lisbonne, peut-on lire sur le site de RFI. Theresa May ne compte cependant pas "jouer les trouble-fête à Malte" et souhaite "participer aux discussions sur les migrations et démontrer l'engagement de son pays en la matière". La Première ministre britannique devrait également restituer à ses homologues une partie de ses entretiens avec Donald Trump, anticipent Les Echos. Theresa May sera ensuite à nouveau "privée de déjeuner", puisqu'elle se retirera, afin de laisser les Vingt-Sept s'entretenir sur l'avenir de l'Union.

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