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Google News claque la porte en Espagne

Revue de presse 12.12.2014

La loi espagnole aura eu raison du géant américain. Google News ferme pour la première fois l'un de ses bureaux, en Espagne. Le pays a adopté une loi l'obligeant à rémunérer à partir du 1er janvier 2015 les éditeurs dont il reprend des extraits d'articles et des photos.

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"Faut-il s'en réjouir ou non ?", se demande Le Monde. L'Espagne a fait plier le géant américain, par le biais d'une loi protectrice sur les droits d'auteur, jusqu'à le faire partir de son territoire. "Il y a certainement un peu de jouissance à faire reculer un groupe en situation de quasi-monopole", estime le site du quotidien, qui conclut néanmoins que "l'interdiction d'un service innovant n'est certainement pas une solution intelligente. Le laisser faire non plus. Régulons donc".

"La plupart des médias espagnols ont salué cette modification lors de l'approbation du projet", rapporte le Courrier International. Le site de l'hebdomadaire explique que "d'autres pays ont imposé cette compensation ou des mesures similaires, comme l'Allemagne, la Belgique ou la France", mais "la différence, c'est qu'en Espagne la loi précise que cette taxe n'est pas négociable". ABC affirme que cela "pourrait servir de précédent pour les autres pays". Le quotidien espagnol rapporte que les "médias allemands demandent à Merkel l'application du modèle espagnol en matière de propriété intellectuelle".

"La mesure est radicale" pour Euronews, "le géant Internet américain Google va donc retirer les éditeurs espagnols de Google News et fermer ce service en Espagne dès le 16 décembre". La décision a également "surpris les éditeurs de presse espagnole qui assurent que pendant deux ans, la période de préparation de la loi, ils étaient prêts à négocier avec le géant technologique", explique El Pais.

Les droits d'auteur ne sont pas le seul domaine houleux avec Google en Europe. "Concurrence, fiscalité, vie privée … Google doit faire face à de nombreuses attaques sur le Vieux continent", expliquent Les Échos. Le site du quotidien rappelle une série d'attaques contre le géant du numérique : la "résolution appelant en dernier ressort à scinder le groupe s’il ne mettait pas fin à ses pratiques", le fait que " l’Allemagne et la France ont mis la pression sur Bruxelles, en lui demandant de légiférer contre Google", "la taxe 'Google' adoptée par le Royaume-Uni" et enfin, le fait que "la nouvelle commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager semble bien décidée à reprendre le dossier rouvert à contrecœur par son prédécesseur" sur les pratiques anti-concurrentielles reprochées à la société américaine. Margrethe Vestager tient toutefois à tempérer le débat. Dans une interview publiée par Le Monde, elle affirme qu'"il faut éviter que le dossier Google soit politisé" et que "ce n'est pas parce qu'une société est grosse qu'il y a un problème".

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