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François Fillon appelle au "sursaut de l'Europe" à Berlin

Revue de presse 24.01.2017

Le candidat à la présidentielle des Républicains, François Fillon, était en déplacement à Berlin le lundi 23 janvier pour appeler à la relance du couple franco-allemand face aux menaces d'un contexte international incertain. Malgré un soutien affiché d'Angela Merkel à l'ancien Premier ministre, qu'elle juge comme le meilleur rempart au Front national, des désaccords profonds subsistent.

Angela Merkel et François Fillon

François Fillon fait le choix du couple franco-allemand

Pour son premier déplacement outre-Rhin, le candidat LR à l'élection présidentielle François Fillon a fait le choix "d'un lieu et d'une date, hautement symboliques" pour adresser son amitié à l'Allemagne [Le Point]. L'ancien Premier ministre s'est en effet rendu devant la fondation Adenauer dans l'objectif de plaider pour "un sursaut européen (…) à un jour près du 54e anniversaire de la signature des traités de l'Élysée, qui ont marqué un pas décisif dans le rapprochement franco-allemand", poursuit l'hebdomadaire.

Venu pour présenter les priorités de son projet présidentiel, pour la France ainsi que pour l'Europe, François Fillon "entendait faire une démonstration de force et d'autorité (…) dans un contexte international extraordinairement incertain", analyse Libération. Après le choc du Brexit, le candidat gaulliste "a fait le choix du couple franco-allemand" [Capital]. L'Europe est selon lui "en crise (…) menacée par la politique américaine, par la Russie, par la Chine" et a besoin "de retrouver un vrai projet pragmatique construit sur des bases intergouvernementales", rapporte Atlantico. Cette entente "ne s'impose pas pour des raisons romantiques (…) mais pour des raisons de construction de l'avenir", a-t-il rappelé dans le but de "dépassionner un projet européen plus impopulaire que jamais" [L'Express].

Lors de son entrevue avec Angela Merkel, "M. Fillon a évoqué les points qui font plutôt consensus entre les deux pays" comme "une meilleure gouvernance de la zone euro" ou "une politique de développement  de l'Afrique" [Le Monde]. Le candidat des Républicains n'a cependant "pas perdu tout accent souverainiste dans son discours " en "assumant ses divergences avec Angela Merkel" [Le Figaro].

De nombreux point de désaccords entre Paris et Berlin

"Si François Fillon veut coopérer avec l'Allemagne, la liste des différends est longue", rappelle Le Figaro. L'ancien Premier ministre a notamment soulevé l'épineuse question de la politique migratoire qui a, selon lui, "affaibli l'Europe", poursuit le quotidien. "La France n’a pas à accepter des quotas de réfugiés. Cela regarde chaque Etat", rappelle François Fillon [Le Monde]. Le candidat assure que "la France n'accueillera pas davantage de demandeurs sur son sol" et "refuse toute répartition des migrants au sein de l'Union", contrairement à ce que souhaite la chancelière [Le Figaro].

François Fillon a aussi exposé sa vision des enjeux internationaux, en affirmant son refus "d'isoler la Russie" [Le Point]. Il met en avant "le danger de ne pas rétablir la confiance avec Vladimir Poutine". [Les Echos]. En effet, "l’Allemagne ne veut surtout pas entendre parler d’une levée des sanctions" alors que "M. Fillon prône la fin de cette politique" qui selon lui "n'a eu aucune efficacité" [Le Monde].

Enfin concernant la politique commerciale, Angela Merkel a défendu "bec et ongles" le traité transatlantique TAFTA, alors que François Fillon "l'enterre définitivement" [Le Figaro]. Le candidat de la droite critique "la passivité européenne", évoquant "les centaines d'entreprises européennes sous la menace de sanctions (de la justice américaine) injustifiées", poursuit le quotidien. Face au "mépris des puissants", François Fillon souhaite "renforcer la gouvernance de la zone euro" et "faire de l'euro l'égal du dollar" [Capital].