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Européennes : le camouflet de l'extrême-droite néerlandaise, vote prémonitoire ?

Revue de presse 23.05.2014

"Les sondages sortie des urnes sont décevants" a commenté hier soir Geert Wilders. Favori du scrutin aux Pays-Bas, le Parti de la liberté (PVV) semble en effet avoir perdu son pari d'arriver en tête. Une surprise qui interroge sur la suite des élections qui se poursuivent à travers les Etats membres – l'Irlande et la République tchèque aujourd'hui – et sur la montée en puissance annoncée des eurosceptiques au sein du Parlement européen.

Geert Wilders

La presse commente sévèrement le résultat estimé du parti populiste eurosceptique néerlandais, alors qu'un sondage le donne en quatrième position sur la ligne d'arrivée avec 12,2% des voix. "Européennes : le populiste néerlandais Geert Wilders essuie un échec" titre L'Express tandis que Le Monde parle du "pari raté de Geert Wilders". En effet, les sondages d'opinion pré-élection et le sondage réalisé à la sortie des urnes font état d'un décalage d'une dizaine de points de pourcentage. Cela se traduirait par une perte de deux sièges au sein de l'hémicycle européen alors que le parti possède actuellement 5 eurodéputés souligne Le Parisien. Un résultat décevant pour le parti qui peut être imputé à la très faible participation des électeurs néerlandais qui ne sont que 37% à s'être déplacés hier. Devant le PVV se tiendrait les partis pro-européens des démocrates-chrétiens (CDA), des sociaux-libéraux (Démocrates66) et des libéraux au pouvoir (le Parti libéral) informe Reuters.

"Cet échec se produit alors qu'est attendue en Europe une forte poussée des partis nationaux-populistes" rappelle le journaliste Julien Licourt du Figaro. En France, le Front National est toujours en tête des sondages (23,5% selon un sondage Ipsos-Steria pour Le Monde, le Cevipof et Terra Nova) [Le Monde].

 "Ce n’est pas forcément de bonne augure pour les autres partis eurosceptiques qui ont promis un raz-de-marée” commente également l'envoyé spécial d'Euronews aux Pays-Bas, Olaf Bruns. En effet, cette situation peut inquiéter les ambitions de Marine Le Pen – qui avait conclu une alliance avec le PVV – de créer un groupe politique au Parlement européen rassemblant les eurosceptiques afin de concurrencer les britanniques du UKIP de Nigel Farage. Ce dernier, selon les informations d'un sondage partiel du scrutin local britannique, aurait une longueur d'avance au Royaume-Uni pour les élections municipales qui coïncidaient avec les élections européennes, ce qui peut donner une idée du positionnement du parti pour le scrutin européen.

Demain, ce sont les bureaux de vote lettons, maltais et slovaques qui ouvriront leurs portes aux électeurs, avant que les 21 autres Etats membres de l'UE ne clôturent le scrutin dimanche.

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