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Eurogroupe : échec des négociations sur la dette grecque

Revue de presse 12.02.2015

Les 19 ministres des Finances de la zone euro se sont réunis hier à Bruxelles afin de discuter de la dette grecque. Les négociations étaient bien parties, mais aucun accord n'en est ressorti. Le dossier sera donc à nouveau au programme de la prochaine réunion de l'Eurogroupe lundi prochain.

Alexis Tsipras

Pour Les Échos, la réunion qui s'est achevée hier est "un dangereux échec". Six heures de discussions n'ont pas réussi à accoucher d'un accord, ne fut-ce que minime, sur la direction à prendre. "La rencontre avait pourtant bien démarré", estime le site du quotidien. "Tout en expliquant d’une seule voix au ministre des Finances grec (…) qu’il ne pouvait pas y avoir d’aide, sans programme de réformes en échange, les 18 ministres de l’Eurozone mettaient sur la table un projet de communiqué modeste, pour ancrer une procédure de négociation", expliquent Les Échos. Les échanges semblaient positifs, mais "dans un ultime rebondissement, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s’est cabré après une conversation téléphonique avec ses ministres, refusant d’entériner un communiqué", rapporte le journal.

"Le gouvernement de M. Tsipras, qui vient d’obtenir la confiance du Parlement sur un programme promettant la fin de l’austérité, avait répété, ces dernières semaines, qu’il refusait toute prolongation du plan d’aide actuel et des mesures qui vont de pair", explique Le Monde. Le Premier ministre grec assistera aujourd'hui à sa première réunion du Conseil européen, où le sujet risque fort d'être abordé. "Le but reste que le nouvel Eurogroupe, lundi 16 février, soit en mesure d’annoncer une extension du plan d’aide à la Grèce et un 'squelette' de réformes", ou la Grèce "risque rapidement le défaut de paiement", analyse le site du quotidien.

Pour Challenges, "les antagonismes entre le pays et le reste de la zone euro semblent plus forts que jamais : Athènes veut à tout prix en finir avec la tutelle de ses créanciers (UE, BCE et FMI), ce qui irrite la zone euro". L'Allemagne est l'un des négociateurs les plus durs avec la Grèce. "'Chaque pays est entièrement libre de faire ce qu'il veut. Mais nous avons ce programme. Soit il est mené jusqu'au bout, soit il n'y a plus de programme', avait averti à son arrivée l'Allemand Wolfgang Schäuble", qui "ne s'est pas exprimé en partant", rapporte le journal.

L'épouvantail du "Grexit" refait ainsi surface : une enquête, commentée par Euractiv, révèle que "48 % des Allemands sont en faveur de la sortie de la Grèce de la zone euro". Pourtant, "concernant la renégociation de la dette, actuellement débattue, 44 % des Allemands espèrent qu'elle aura lieu", ajoute le média en ligne. Le Nouvel Observateur, quant à lui, est allé à la rencontre des quelques 15 000 Grecs, manifestant leur soutien au gouvernement, "ces soi-disant fainéants, tricheurs, corrompus que l'Europe a punis par ses plans d'austérité [qui] se sont rassemblés hier soir sur les places des grandes villes de Grèce pour lui dire non". "Un sentiment d'euphorie généralisé semble avoir gagné les Grecs depuis la victoire de Syriza, transcendant générations et étiquettes politiques", analyse le site de l'hebdomadaire.

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