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Etat islamique : vers une coalition "en carton-pâte" ?

Revue de presse 27.11.2015

En cette fin de semaine, "François Hollande boucle un marathon diplomatique aux résultats incertains", rapporte Le Monde. Le président français "va se saisir de l’ouverture de la COP21, dimanche 29 novembre, à Paris, pour poursuivre ses intenses consultations en vue de renforcer la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI)".

Déplacement en Russie

Hier s'est tenue une réunion entre les présidents français et russe. D'après Le Figaro, "le changement de stratégie de François Hollande au sujet de l'alliance avec la Russie pour combattre l'EI est un retour à la diplomatie traditionnelle de la France". Celle-ci fait le jeu russe en prenant "à sa charge la responsabilité de réunir en une coalition unique l'axe sunnite (Etats-Unis, Arabie Saoudite, Turquie) et l'axe chiite (Russie, Syrie, Irak, Iran)".

Une coalition qui "risque bel et bien de n'être qu'une façade en carton-pâte", selon le journal.

Néanmoins, Le Monde précise qu'"à l’issue des entretiens, jeudi soir à Moscou, entre les présidents français et russe, M. Hollande a déclaré que les deux pays allaient dorénavant 'coordonner' leurs frappes en Syrie contre l’EI". Il convient de rappeler que "le président américain n’a pas dissimulé son scepticisme face à un rapprochement avec la Russie".

Cela n'étonne guère les analystes : l'obstacle principal reste, pour Le Monde "l’absence d’un accord a minima sur l’avenir politique de la Syrie et donc sur le sort de Bachar Al-Assad".

Dans le même temps, le Royaume-Uni prend position, avec un "David Cameron dans son rôle de meilleur allié de la France" [Le Monde]. Ce dans un souci d'amadouer Paris, "perçu comme peu compréhensif dans la négociation sur le maintien ou la sortie de l’Union européenne".

D'après les informations du Monde, "le Premier ministre britannique veut convaincre les députés de lui donner le feu vert pour étendre à la Syrie des frappes aériennes que la Royal Air Force limite jusqu’à présent à l’Irak", mais il ne proposera cette mesure au vote que "s’il est certain de le gagner".

Outre-Rhin, "la ministre de la Défense Ursula von der Leyen a annoncé, jeudi, le soutien militaire que devrait proposer l’Allemagne à la France", rapporte le journal Les Echos. "Une décision lourde mais importante" selon la ministre.

Ainsi, "l’Allemagne propose un soutien basé sur trois composants : une frégate qui doit contribuer à la sécurité du porte-avion Charles de Gaulle, des avions Tornados ainsi que le travail d’un satellite franco-allemand pour la reconnaissance, et un apport logistique avec des avions ravitailleurs" [Les Echos].

Le Monde estime que "les Français espéraient d'avantage", mais "même modeste, l’engagement allemand est réel".

Face à Matteo Renzi, François Hollande n'a en revanche pas décroché de soutien militaire. Cependant, les deux dirigeants se sont inquiétés d'une même voix "que la Libye devienne 'la prochaine urgence' de la communauté internationale", rapporte Libération.

"François Hollande et Matteo Renzi ont également affirmé leur volonté d’un 'accord global' sur les réfugiés avec la Turquie", lors du Conseil européen devant se tenir ce dimanche [Les Echos].

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