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Espionnage de la NSA, écotaxe et sortie de récession pour l'Espagne

Revue de presse 31.10.2013

Les services secrets français auraient eux-mêmes transféré 70,3 millions de données personnelles collectées en France aux Américains entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013. C'est en tout cas ce que révélait hier midi le quotidien Le Monde, rapportant les allégations du général Keith Alexander, chef de la NSA, devant la chambre américaine des représentants. Cette contre-attaque a-t-elle du vrai ? Si tel est le cas, la France n'est pas la seule visée.

Sigle NSA (c) NSA

"Les Etats-Unis ont catégoriquement rejeté mardi de récentes accusations sur l’interception de communications en Europe par leurs services d’espionnage, affirmant que ces données leur avaient été fournies par des agences de renseignement européennes", explique Libération. Le chef de la NSA "a juré [mardi devant la chambre des représentants] que les informations du Monde ainsi que celles d'El Mundo, en Espagne, et de L'Espresso, en Italie, sur l'interception de communications de citoyens européens par la NSA étaient "complètement fausses" [Le Monde].

Des propos qualifiés de "dénégations (...) peu vraisemblables" par la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, et même "extravagantes" par le Quai d'Orsay, selon les informations publiées plus tard dans la journée d'hier par Le Monde. "Que M. Alexander expose sur la place publique l'explication de données qui ne nous ont pas été transmises est un procédé pour le moins curieux. Si c'est cela, la riposte américaine, elle est bizarre", a ainsi déclaré "un diplomate de haut rang" interrogé par le quotidien français.

Si les autorités françaises se défendent de toute participation au programme d'espionnage de la NSA qui vise directement, rappelons-le, Angela Merkel notamment, la presse allemande enfonce le clou en signalant "grâce à une note dévoilée par l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden, l'existence d'un accord de coopération sur la surveillance entre la France et les Etats-Unis connu sous le nom de "Lustre"" [Le Monde]. En parallèle, le Washington Post a révélé hier l'existence d'un programme dénommé "MUSCULAR", un pendant du programme PRISM qui permettrait à la NSA d'avoir accès aux données des utilisateurs de Yahoo! et Google.

"Selon un document évoqué par le journal et daté du 30 janvier 2013, quelque 181 millions d'éléments avaient à cette date été collectés au cours des 30 jours précédents, allant de métadonnées sur des emails, à des éléments de texte ou des documents audio ou vidéo", explique La Tribune. Lorsque l'on sait que même le Vatican est sur écoutes [Le Figaro] on se dit que les voies de l'espionnage sont définitivement impénétrables ...

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