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En Allemagne, les Etats-Unis invitent à la croissance par la demande intérieure

Revue de presse 09.01.2014

Après une visite mardi à Paris, le secrétaire au Trésor américain a poursuivi sa tournée européenne hier à Berlin pour rencontrer le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble.

Schauble

Lors de la conférence de presse, Jack Lew s'est fait l'avocat d'un soutien de la demande: "Nous pensons que les politiques promouvant davantage d'investissements et de demande intérieure seraient bonnes pour l'économie allemande et l'économie mondiale " [Les Echos].

Si le secrétaire américain est moins tendre avec l'Allemagne qu'il ne l'a été avec la France [La Tribune], c'est que les espoirs d'un effet d'entraînement de la croissance en Europe et dans le monde par l'Allemagne paraissent meilleurs. " Je sais qu'il y a des défis dans différents pays qui se présentent de manières différentes, mais il est clair que certains ont la capacité de stimuler davantage la croissance et la demande que d'autres", a-t-il expliqué.

C'est surtout l'importance du poids du commerce extérieur de l'Allemagne qui est fustigé par les Etats-Unis. Le pays, déjà sous le feu des critiques américaines en octobre dernier concernant "sa dépendance envers les exportations et sa demande intérieure 'anémique'" [Les Echos], a indiqué que le pays s'est déjà engagé sur cette voie de la croissance par la demande intérieure et un investissement accru – direction voulue par le gouvernement Merkel III.  L'Allemagne justifie également que ses  excédents commerciaux sont le fruit de ses échanges avec les pays en dehors de la zone euro.

Dans La Tribune, Jean-Pierre Vesperini, professeur agrégé en droit et économie, soutient la position allemande quant à son excédent commercial, dénonçant les demandes de la Commission - allant dans le même sens que celles de Jack Lew – qui "s'attaque à une économie qui se porte bien", arrivant ainsi "au comble de l'absurdité". Piqué au vif par les critiques américaines, le ministre allemand des Finances s'est permis d'adresser à son tour un reproche à la politique monétaire américaine pour soutenir la croissance [Les Echos].

Malgré les arguments allemands pour la défense de leur modèle économique, il n'en demeure pas moins que l'excédent commercial préoccupe Berlin. Le sujet rejoint l'un des "deux défis majeurs" du troisième mandat de la chancelière :  la stabilisation de la zone euro [Les Echos]. A ce propos, M. Vesperini propose notamment "une partition de la zone euro en deux zones monétaires" qui semble "inévitable".

Si la situation économique de nos voisins outre-Rhin est enviable, Les Echos soulignent toutefois l'"urgence" pour le gouvernement allemand d'aménager ses mesures économiques afin de soutenir la croissance.

Berlin, frileuse sur le sujet, s'est également vu relancée sur l'avancée de l'union bancaire souhaitée par Washington [La Tribune].

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