Derniers articles publiés

Embargo russe : les sanctions pénalisent aussi les Européens, selon Medvedev

Revue de presse 11.12.2014

Le Premier ministre russe, Dimtri Medvedev, a reconnu publiquement, hier, les difficultés économiques de son pays, mais en appelle à la patience de ses compatriotes. Il a affirmé que les sanctions de l'Union européenne à l'encontre de la Russie pénalisaient également les Européens.

Dimitri Medvedev

Dimitri Medvedev "n'a pas caché que la situation économique du pays n'était pas florissante et que les sanctions y étaient pour quelque chose. Mais il a demandé aux Russes de ne pas céder à la panique", rapporte RFI. Le rouble a perdu depuis le début de l'année 40% de sa valeur face au dollar et un tiers face à l'euro. Le site de la radio explique que le bras droit de Poutine "a dressé un bilan en demi-teinte de l’économie russe, en soulignant que les économies européennes n’allaient pas beaucoup mieux".

Dimitri Medvedev a évalué à 90 milliards d’euros sur deux ans les pertes potentielles de l‘économie européenne du fait des sanctions occidentales contre la Russie liées à la crise ukrainienne. Les multinationales européennes ont investi massivement ces dernières années dans l‘économie russe pour profiter de taux de croissance plus dynamiques que dans l’Union européenne et de l‘émergence d’une classe moyenne avide de consommation. Ces multinationales ont à de multiples reprises dénoncé l’adoption des sanctions occidentales, mettant en garde contre leurs répercussions sur l‘économie et l’emploi européens [Euronews].

La Russie est dans une situation difficile : alors qu'elle "bénéficiait, il y a à peine deux ans, d’une croissance de 3,4%, elle figure dans le club des six pays attendus en récession en 2015", expliquent Les Échos. Le site du quotidien ajoute que "le risque n’est pas nul de faillites en cascade non sans conséquences pour les banques européennes très impliquées en Russie". Mikhaïl Gorbatchev, ancien dirigeant russe, tente de calmer les tensions, il "a appelé mercredi au 'dégel' des relations entre la Russie et les Occidentaux" et "déplore que la crise ukrainienne ait conduit à des sanctions économiques contre la Russie mais également à une pause dans plusieurs domaines vitaux de coopération comme la lutte contre le terrorisme, le changement climatique ou la gestion des épidémies", rapporte Le Point.

Caroline Galacteros, directrice du cabinet de conseil Planeting, se montre dans Le Point très critique envers les sanctions européennes. Elle affirme qu'en "humiliant la Russie, nous ne faisons qu'enflammer son patriotisme, la popularité de son maître et la résilience de son peuple", et ajoute que "notre indécrottable ethnocentrisme pourrait nous entraîner dans une surenchère diplomatico-militaire jusqu'au cratère incandescent de l'affrontement militaire sans autre issue qu'un affaiblissement stratégique durable de notre continent".

Les autres sujets du jour

Sur Touteleurope.eu

Diplomatie, Défense