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Elections générales britanniques : pas de vainqueur annoncé

Revue de presse 03.04.2015

Hier soir a eu lieu le seul et unique débat de la campagne avant les élections législatives au Royaume-Uni. Pour la première fois, non pas deux mais sept candidats au total se sont écharpés entre eux. À presque un mois du scrutin, la presse française revient sur le déroulé et l’issue de ces échanges.

Elections britanniques

Le Royaume-Uni avait jusqu’alors pour habitude de voir s’affronter deux candidats des traditionnels partis travailliste (Labour) et conservateur (Tory). Mais le débat d’hier soir a, chose inédite, laissé la parole aux "petits partis", une preuve du "paysage politique particulièrement morcelé" du pays selon Le Monde.

Etaient donc réunis les conservateurs, les travaillistes, les libéraux démocrates, les écologistes (Greens), les eurosceptiques (UKIP), les indépendantistes écossais (SNP) et les nationalistes gallois (Plaid Cymru).

Et ils s’en sont donné à cœur joie. Au programme, rapporte RFI : économie, santé, immigration et éducation.

De ce débat, Libération retient surtout que le Premier ministre David Cameron était bien "seul contre tous, en symbole de l’austérité". De toutes parts, y compris par son vice-Premier ministre Nick Clegg, il a été "accusé d’avoir creusé les inégalités au sein du Royaume-Uni avec sa politique".

Son principal opposant Ed Miliband, chef du Labour, n’était pas non plus en reste et a lui aussi été critiqué sur son programme.

Si aucun candidat ne sort gagnant de ce débat, faute de s’être démarqué des autres, RFI considère que l’émission a toutefois "le mérite de sonner officiellement le glas du bipartisme qui avait jusque-là dominé" et a tout de même permis aux trois femmes candidates de marquer les temps les plus forts du débat, en s’opposant farouchement à Nigel Farage du parti UKIP, eurosceptique et anti-immigration, qui a enchaîné les provocations.

Euronews note que ce dernier est en "perte de vitesse", tandis que le Parti national écossais (SNP) "a le vent en poupe" et est crédité de 50 sièges dans les sondages.

Une chose est quasi certaine pour Le Monde : le prochain gouvernement élu sera une coalition. En effet, les derniers sondages indiquent que les traditionnels partis de gouvernement sont au coude à coude avec 33 % des intentions de vote chacun. Aucun des deux ne devrait être en mesure d’obtenir de majorité absolue à Westminster.

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