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Elections européennes : Montebourg pour une "réforme de l'euro", Juncker et Barnier en lice pour la Commission

Revue de presse 06.02.2014

"La réforme de l'euro doit être l'un des grands thèmes des élections européennes", estime le ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg [L'Express]. Si la presse française revient sur l'intervention de ce dernier, hier devant l'Association des journalistes parlementaires, elle traite aussi de la course à la présidence de la Commission européenne au sein du parti de droite PPE, avec un état des lieux du duel Jean-Claude Juncker - Michel Barnier.

Arnaud Montebourg

La baisse de l'euro est devenue le fer de lance d'Arnaud Montebourg. Alors que son enthousiasme pour le pacte de responsabilité annoncé par le Président François Hollande n'est pas criant, le ministre a vu dans l'euro une opportunité de "faire entendre sa différence" par rapport au gouvernement [Les Echos]. Prônant une réforme et une baisse de la valeur de la monnaie unique, il a saisi l'occasion de donner un "concerto montebourgeois" [Les Echos]. L'allocution de M. Montebourg mercredi devant l'Association des journalistes parlementaires a ainsi constitué un réel exutoire pour le Français, qui a une fois de plus dénoncé l'autoritarisme et l'austérité de la Commission européenne. Mais la position du ministre français n'est toutefois pas radicale, puisqu'il a écarté l'idée d'une sortie de l'euro [L'Express].

Se prononçant sur la future issue des élections européennes, c'est un vote sanction qui risque d'avoir lieu, selon lui. Un vote qui comporte le danger de l'avènement de l'anti-européanisme et des conséquences graves pour l'Union européenne [L'Express]. Un sujet que reprend L'Opinion, qui titre "Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, les jumeaux de l'absentéisme".

"La terreur est de retour". C'est par ces mots que le journaliste Etienne Gernelle commence son éditorial dans Le Point. En effet, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker retrouve une place importante dans la course à la présidence de la Commission, depuis qu'Angela Merkel lui a apporté son soutien face au Français Michel Barnier. Une "bonne nouvelle" pour le journaliste, qui souligne la grande compétence de M. Juncker pour les sujets économiques. Regrettant que Pascal Lamy, ex-directeur de l'OMC et ex-commissaire européen au Commerce, ne soit pas en lice, M. Gernelle se lamente de la "grande armée de bras-cassés [les hommes politiques], dotée d'ailleurs d'un bon contingent français, si l'on en juge par la teneur en recasés et seconds couteaux des listes de nos partis pour les élections européennes".

Le Monde revient également sur la candidature de Juncker, "favori de la droite pour présider la Commission européenne". Si le second candidat pressenti, Michel Barnier, se montre également déterminé, le Congrès de Dublin du Parti populaire européen (PPE) des 6 et 7 mars tranchera.

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