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Elections européennes 2014 : l'inquiétude face à la montée du Front national / Lampedusa : l'urgence d'une politique européenne de l'immigration

Revue de presse 10.10.2013

"Honte!", "Assassins !" : Près d'une semaine après le naufrage au large de Lampedusa d'un bateau transportant près de 500 migrants, José Manuel Barroso et Enrico Letta se sont rendus mercredi sur place "accueillis par les huées des habitants" [L'Express].

General view of the tribute to the victims, in front of their coffins (c) Commission européenne

Tous les journaux reviennent ce matin sur "la colère de Lampedusa contre Bruxelles" [Le Figaro]. Une colère qui a provoqué à la dernière minute le bouleversement du programme de MM. Barroso et Letta "pour donner le change en visitant un centre d'accueil" [L'Humanité].

Le président de la Commission européenne a assuré que l'UE, dont la politique d'immigration est pointée du doigt, ne se détournerait pas de ce problème et a annoncé "le déblocage de 30 millions d'euros pour la rénovation de ces centres, tout en reconnaissant que 'bien plus doit être fait'" [L'Express].

Le vice-directeur de Frontex, l’agence de surveillance des frontières européennes, a quant à lui annoncé le déblocage de deux millions d’euros supplémentaires pour l’Italie [Libération].

François Hollande n'a pas tardé à réagir en annonçant hier qu'il proposerait "dans les prochains jours une politique" aux partenaires européens de la France. La proposition pourrait s'articuler "autour du triptyque, prévention, solidarité, protection" selon l'interview du chef de l'Etat dont Le Nouvel observateur publie des extraits. Qui peut imaginer que le retour aux frontières nationales protégera de l'immigration ? Le rôle de Schengen est de fixer des règles qui sont la condition de la liberté de circulation. S'il faut les renforcer, j'y suis prêt. Mais, là encore, la solution est européenne", a indiqué le chef de l'Etat.

La nécessité pour l'UE de définir sa politique européenne d'immigration devient de plus en plus urgente. "Nous devons nous préparer à la possibilité d’un afflux plus massif encore" de réfugiés syriens, a déclaré mercredi le commissaire chargé du marché intérieur et des services. Au cours d’un débat sur la Syrie organisé au Parlement européen hier à Strasbourg, Michel Barnier a indiqué : "La réponse n’est sûrement pas dans la fermeture de nos frontières nationales, dans le recroquevillement ou l’attitude de se barricader, elle est dans davantage d’Europe.  Toute crise de cette ampleur nous affecte tous et nous devons y être prêts dans un esprit de plus grande solidarité" [Les Echos].

Enrico Letta a annoncé que l'Italie inscrirait le problème de l'immigration en tête de l'ordre du jour du Conseil européen qui se déroulera les 24 et 25 octobre 2013 [Le Figaro].