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Elections britanniques : les partis d’opposition se déchirent

Revue de presse 17.04.2015

Le troisième débat télévisé de la campagne pour les élections législatives britanniques diffusé hier soir a vu s’affronter, principalement, les candidats travailliste, indépendant écossais et eurosceptique. Le Premier ministre conservateur a, de son côté, brillé par son absence.

Troisième débat télévisé

La campagne électorale pour les élections législatives britanniques bat son plein. Hier soir, le troisième débat télévisé a eu lieu entre les cinq partis de l’opposition : le Parti travailliste, l’UKIP,  les Verts, le SNP et le Plaid Cymru.

Le Monde note toutefois la flagrante absence du Premier ministre et candidat du Parti conservateur David Cameron qui rechigne à s’exposer lors d’un débat pour défendre ses idées et contrer ses opposants.

Les questions de ce débat étaient posées par le public présent sur le plateau de télévision et concernaient les dépenses publiques, le logement, la défense, l'immigration, etc.

Le quotidien rapporte que la soirée a surtout été l’occasion pour les candidats Ed Miliband (travailliste), Nigel Farage (UKIP) et Nicola Sturgeon (SNP) de s’affronter entre eux.

Challenges confirme cette analyse et indique que ce sont ces trois personnalités qui ont marqué la soirée du point de vue des téléspectateurs. Le journal précise par ailleurs que c’est le candidat du Parti travailliste qui a dominé le débat.

Ainsi, M. Miliband "a notamment accusé Nicola Sturgeon de vouloir ‘briser le pays’ en souhaitant organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse", tandis que Mme Sturgeon a accusé le Labour d'être une "version allégée des Tories" [Le Monde].

Elle a toutefois proposé au leader des travaillistes de former une coalition au cas où aucune majorité absolue ne serait obtenue au Parlement le 7 mai prochain : "Nous avons la possibilité de faire sortir David Cameron de Downing Street, ne la rejetez pas !"

Ce à quoi Ed Miliband a répondu : "C'est non, je le crains", avant d’appeler "les électeurs à lui assurer un gouvernement majoritaire" précise L’Obs.

Il a peut-être tort de réagir ainsi : les sondages prévoient que le SNP pourrait rafler entre 40 et 51 sièges et affaiblir ainsi le Labour.

L’Express consacre un article entier à la candidate du parti décrite comme "faiseuse de roi des législatives".

Sa popularité augmente en effet et dépasse les frontières écossaises. Elle est "plus consensuelle" que son prédécesseur Alex Salmond sans pour autant renier les idées fondamentales du parti indépendantiste écossais.

En outre, le SNP, situé plutôt à gauche de l’échiquier politique, offre aux électeurs une alternative au Parti travailliste qui est en déclin.

Mais s’il y a bien une chose sur laquelle tous les partis en présence se sont accordés, c’est la critique du Premier ministre David Cameron : tous ont fustigé son absence.

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