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Elections britanniques : être ou ne pas être dans l’UE ?

Revue de presse 05.05.2015

A l’approche imminente des élections britanniques de ce jeudi, la presse française s’interroge sur la position du Royaume-Uni vis-à-vis de l’UE. Selon les médias, quel que soit le résultat des élections, la menace d’un référendum sur l’appartenance britannique à l’Union continuera de planer.

Brexit

Concentrée sur les problèmes intérieurs de politique et d’économie, la campagne électorale britannique a jusqu’alors épargné l’Union européenne. Malgré tout, Le Point estime que l’Europe "est devenue un enjeu des élections législatives britanniques du 7 mai".

D’ailleurs, l’adhésion à l’UE suscite toujours autant de clivages au sein de la société britannique : Le Figaro rapporte que "selon un sondage Populus réalisé au mois d'avril, 39% des Britanniques pencheraient déjà pour sortir de l'Union européenne contre 40% pour y rester".

Bien que le parti europhobe UKIP perde du terrain [Le Figaro], l’ombre du "Brexit" plane toujours sur l’Union européenne.

En effet, le conservateur David Cameron – eurosceptique notoire – a promis un référendum sur le maintien du pays dans l’UE en 2017 en cas de réélection de son parti et d’échec dans les négociations avec Bruxelles [Les Echos]. Son discours reste cependant flou et ambigu, précise Le Point : il revendique son désir de rester dans l'Union et ne donne aucun détail sur les points de négociations avec l’UE.

Quoiqu’il en soit, si le Parti conservateur se maintient au pouvoir, la tenue d’un référendum sera quasi-assurée.

Quant à Ed Miliband, même s’il apparaît comme le meilleur allié de l’Europe en s’opposant à un tel plébiscite, les Echos relatent que le candidat travailliste s’est engagé à "négocier des réformes, y compris sur l’accès des étrangers européens à l’Etat providence".

En outre, le journal estime qu’"une victoire des travaillistes ne signifierait pas pour autant la fin du débat sur le référendum" : la position eurosceptique des conservateurs risquerait alors de se durcir, et le Labour devrait se lancer dans un jeu d’équilibriste. Car, si la ligne politique du Parti travailliste est clairement opposée à un référendum, d'après les sondages, ses électeurs y seraient favorables.

Le Point tient cependant à nuancer et note que les petits partis, à l’exception du UKIP, sont quant à eux tous "résolument pro-européens". 

Mais quel que soit le résultat de ces élections, les relations euro-britanniques risquent bien d’être tumultueuses et les négociations s’annoncent âpres. Le Figaro l’explique clairement : "les partis politiques ont proposé soit de quitter, soit de brider l'Union européenne".

Les raisons d’une telle défiance britannique vis-à-vis de l’Union européenne sont moins économiques que sociétales, explique Le Point :  l’immigration est un sujet de plus en plus sensible outre-Manche et c’est l’UE qui est pointée du doigt, considérée comme une manne à immigrants en raison des accords de Schengen. En effet, depuis 2004, 1,5 million d'immigrés d'Europe de l'Est sont arrivés sur le sol anglais.

Bien sûr, personne à Bruxelles ne veut voir le Royaume-Uni quitter l’UE, et surtout pas l’Allemagne qui, selon Le Figaro, "fera tout pour empêcher" un tel scénario. Notamment parce qu'un Brexit risquerait de diminuer l’influence allemande en Europe.

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