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Donald Tusk président du Conseil européen et Federica Mogherini aux Affaires étrangères

Revue de presse 01.09.2014

Le Conseil européen du 30 août a officialisé deux nouvelles nominations. Celle de l’actuel Premier ministre polonais à la présidence du Conseil. Et celle de l’actuelle ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini au poste de Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Par ce choix, les dirigeants européens ont fait en sorte de respecter les équilibres politiques et géographiques de l’UE et de mettre en place une équipe complémentaire dans le contexte de la crise ukrainienne [EurActiv].

Donald Tusk et Federica Mogherini

Le suspense sera finalement vite retombé. Dès les premières minutes du Conseil européen, l’annonce des deux nominations était faite. Les débats s’étaient manifestement déroulés avant. Pour remplacer le Belge Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil, le conservateur polonais Donald Tusk, 57 ans, a été choisi. Européen convaincu, économiquement libéral, ferme opposant à Vladimir Poutine, il devient la première personnalité issue d’Europe de l’est à occuper un tel poste au niveau européen, présente la Tribune. Il aura la lourde tâche "d’incarner l’Europe".

Premier choix de la chancelière Angela Merkel, explique Jean Quatremer dans Libération, Donald Tusk a fait ses preuves au niveau national, dirigeant la Pologne pendant 7 ans. Sur le plan économique, il saura défendre la politique de réduction des déficits initiée par l’Allemagne. Résolument atlantiste, l’actuel chef du gouvernement polonais s’est progressivement éloigné de cette posture à la suite des guerres en Irak et en Afghanistan, auxquelles son pays a participé. Particulièrement engagé sur la question de la crise ukrainienne, il milite pour une politique européenne commune et pour des mesures sans équivoque à l’encontre de la Russie.

Au cours des cinq prochaines années, il travaillera donc en collaboration avec la sociale-démocrate italienne Federica Mogherini. Critiquée pour son âge (41 ans) et sa supposée indulgence envers Vladimir Poutine, l’actuelle chef de la diplomatie italienne aura finalement su profiter du soutien sans faille de Matteo Renzi. Une nouvelle victoire pour le Premier ministre italien estime Philippe Ridet, correspondant du Monde à Rome. L’occasion pour ce pays toujours en proie avec des performances économiques préoccupantes de tourner l’attention sur un autre pan de sa politique et de s’affirmer au niveau diplomatique.

En somme, les dirigeants européens sont parvenus à respecter les équilibres politiques et géographiques européens [Le Monde]. Si le centre-droit conserve les présidences du Conseil et de la Commission, le centre-gauche obtient les affaires étrangères avant, peut-être, le portefeuille des affaires économiques. A la suite du Conseil, samedi, François Hollande a réitéré son souhait que ce poste soit confié à Pierre Moscovici, mais pour l’heure l’Allemagne continue d’afficher son scepticisme, expliquent Les Echos. En outre, la réorientation économique de l’Europe, que le président français a appelé de ses vœux après une rencontre avec les dirigeants sociaux-démocrates européens dans la matinée précédent le Conseil européen, n’a pas été suivie d’engagements concrets.

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