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Discours sur l'état de l'Union européenne : "C'est le moment de parler franchement des grands problèmes de l’Union européenne"

Revue de presse 09.09.2015

Devant un hémicycle attentif, le président de la Commission européenne a présenté aujourd'hui à Strasbourg son discours sur l'état de l'Union européenne.

Juncker : Etat de l'Union européenne

Si pour La Croix, le principe de ce discours n'est qu'une "pâle copie du discours que le président américain prononce chaque année", le journal précise que cet évènement représente, pour les eurodéputés, "un jalon important du contrôle démocratique qu'ils exercent sur la Commission". A l'occasion de son premier discours depuis son arrivée à la tête de la Commission, plusieurs experts dressent un bilan du mandat de Juncker. Pour Jean-Luc Sauron, depuis un an le nouveau président "a incontestablement remis la Commission européenne en selle" [Atlantico].

C'est par un appel aux Etats membres à "agir pour régler la crise des réfugiés" que Jean-Claude Juncker a débuté son allocution [France24]. Le président de la Commission européenne a demandé aux Européens de respecter le droit d'asile et a exhorté les ministres européens de l'Intérieur à "se mettre d'accord" le 14 septembre prochain lors de leur prochaine réunion à Bruxelles. «C'est 160 000 (personnes) que les Européens doivent prendre dans leurs bras. […] Ceci doit être fait de façon obligatoire », a insisté le président de la Commission [Le Point / AFP]. Jean-Claude Juncker les a également exhortés "à ne pas distinguer" ces réfugiés selon leur religion [Challenges].

Il s'agit d'un "mécanisme permanent pour la relocalisation des demandeurs d’asile. Activable dès que le flux de migrants devient trop conséquent", explique Le Monde. En 2016 Bruxelles proposera un cadre légal de migration.

Certains eurodéputés, dont Guy Verhofstadt, ont souligné la significative absence de Donald Tusk, président du Conseil européen, au débat prévu après le discours de Juncker, indique L'Opinion.

Après un conséquent passage sur la gestion de la crise des migrants par l'Union, Juncker a insisté sur la nécessaire participation de l'Union européenne dans la crise grecque : "le Grexit n'est pas une option", a-t-il martelé.    

Trois autres engagements de l'Union ont été rappelés par le président : l'Europe soutient l'Ukraine, l'Europe doit participer à la réussite de la COP 21, enfin, l'accord sur le traité transatlantique devra être conclu mais les négociations n'ont pas à être transparentes, a-t-il ajouté.

Ces cinq éléments correspondent, dans la grande majorité, aux cinq défis de la Commission européenne pour 2016 qui avaient été inscrits dans la lettre de Jean-Claude Juncker, publiée aujourd'hui par Contexte. Un document destiné à la Présidence luxembourgeoise de l'UE et au Parlement afin d'appuyer le discours sur l'état de l'Union européenne.

Ce discours, initié en 2010 par José Manuel Barroso, aura été marqué cette année par les récents évènements européens, qui ont mis en lumière les dissensions au sein de l'Union ainsi que le précise Le Monde : "crise grecque et crise des migrants" ainsi "qu'éviter un Grexit".

Enfin, le président de la Commission souhaite que "les négociations avec la Grande-Bretagne sur le réaménagement de ses relations avec l'Union européenne [débouchent] sur un 'accord juste' et [respectent] les principales libertés garanties par l'Union", rapporte Ouest-France.

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