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Dette grecque : Merkel acculée face aux soutiens de Syriza ?

Revue de presse 03.02.2015

Le nouveau gouvernement grec de gauche radicale obtient un nombre grandissant de soutiens, francs et massifs, ou plus timides, d'Europe et des Etats-Unis. De ce fait, Alexis Tsipras pourrait provoquer la fin de la Troïka plus rapidement que prévu. Angela Merkel se retrouve donc de plus en plus isolée dans sa volonté d'imposer le respect strict des règles budgétaires, quel qu'en soit le prix.

Angela Merkel et Barack Obama

Alexis Tsipras reçoit de plus en plus de soutiens et même des plus inattendus, alors qu'il a débuté une tournée des capitales européennes. "Le président américain pousse les pays de la zone euro à mettre de côté leurs objectifs à court terme de réduction de déficits budgétaires, pour mieux relancer leurs économies", rapporte Le Figaro. L'intervention de la Maison Blanche "signale que le plus grand pays actionnaire du Fonds monétaire international (FMI) se montre ouvert à un éventuel compromis avec le nouveau gouvernement d'Athènes". D'ailleurs, le président américain Barack Obama recevra la chancelière allemande Angela Merkel le 9 février. Ils aborderont "le plan de sauvetage de la Grèce, devenu un point de friction important entre Allemagne et les Etats-Unis", expliquent Les Échos. Le site du quotidien rappelle que la chancelière allemande, "championne des politiques d’austérité en Europe, a quant à elle exclu samedi tout effacement de la gigantesque dette publique de la Grèce".

"Hormis le soutien apporté par certains de ses voisins européens, dont la France, et celui inattendu du président américain Barack Obama, plusieurs économistes, dont certains prix Nobel, se rangent derrière le nouveau gouvernement d’Alexis Tsipras", affirment Les Échos. Soutien également, mais à demi-mots, du ministre britannique des Finances, Georges Osbourne, "j'ai dit au ministre grec des Finances d'agir de façon responsable mais il est également important que la zone euro présente un meilleur plan pour l’emploi et la croissance", rapporte Euronews.

Pour La Tribune, le nouveau gouvernement grec "force les Européens à agir dans la direction voulue par Athènes, sauf à provoquer une nouvelle crise de la zone euro". Le site de l'hebdomadaire en conclut que "c'est cette inversion du rapport de force qui est la grande réussite de cette première semaine du gouvernement Tsipras".

En parallèle de la tournée européenne d'Alexis Tsipras, "le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, envisage un nouveau mécanisme de contrôle, sans le FMI", annonçant la fin de la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne), explique Euronews. Correspondant au souhait du gouvernement Grec, cela ne plaît guère à Berlin qui "refuse de décapiter la Troïka". Pour Courrier International, "c'est une réaction d'apaisement dans les relations houleuses qu'entretiennent Athènes et ses partenaires européens depuis l'élection d'Alexis Tsipras il y a une semaine". Cela n'est pourtant pas une nouveauté, car "une refonte de cet attelage était déjà présente dans le programme de campagne de M. Juncker, au printemps 2014", rappelle Le Monde. De plus, "le Parlement européen s'est montré très critique, au printemps 2014, sur le travail de cette structure, dans les conclusions d'un rapport d’enquête, qui ont reçu un large écho médiatique", souligne le site du journal. Le gouvernement grec espère arriver en position de force au prochain sommet européen du 12 février, au grand dam de l'Allemagne.

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